Createurs: Yasutaka Ikeda
Editeur: Matagot
Nb joueurs: pour 4 à 8 joueurs (optimal à 6 et plus)
Prix: 25 euros
Editeur: Matagot
Nb joueurs: pour 4 à 8 joueurs (optimal à 6 et plus)
Prix: 25 euros
Guy Moquette
le 30 juillet 2019
| Modifié le le 5 mai 2021
« Bon, alors… Cunégonde, vient de se prendre une grosse tarte de la part de Sigismond. Soit il sait, comme moi, qu’elle est un Hunter et ça veut dire qu’il est un Shadow. Soit il n’en sait rien, il n'a donc aucune raison de l'attaquer et il est donc peu con, ce qui n’est pas exclu vu qu’il est abonné à Valeurs Actuelles. Ou alors, il sait qui elle est, il sait que je le sais aussi, il est un Hunter lui aussi mais il veut tenter de me faire croire le contraire… Gniiiiiii... »
Ça va, pas trop de nœuds au cerveau avec ce genre de situation ? Si un début de migraine se profile, évitez Shadow Hunters, jeu où les preux chevaliers de la lumière (les Hunters) ont pour objectif de massacrer les créatures des ténèbres (les Shadows). Et réciproquement. Si les fins de partie ne brillent pas par leur subtilité – et c'est un euphémisme – les entames sont bien différentes. Puisque le rôle de chacun est caché, il s'agit non seulement de déterminer qui, autour de la table, est allié qui est ennemi. En faisant de son mieux pour dissimuler soi-même son identité le plus longtemps… Sauf si l'on désire utiliser le pouvoir spécial de son personnage, ce qui nécessite de dévoiler soi-même son identité, mais à ses risques et périls. Beaucoup de bluffs, un peu d'aléatoire (les déplacements sur le plateau, qui déterminent les actions possibles et les cibles potentielles des attaques, sont déterminés aux dés) et une tonne de déductions, de double jeu et d'intox tant que le doute subsiste.
Gros avantage de Shadow Hunters : ses règles sont simples à assimiler et ses parties relativement courtes, ce qui en fait un bon candidat pour initier les néophytes. Ce qui ne l'empêche pas de compter quelques subtilités à apprivoiser au fil des parties : les différentes cartes de « Vision » donnant des indices sur l'identité d'un joueur interrogé, le Métamorphe, un Shadow autorisé à mentir lors de ce genre d'exercice, et surtout, la présence de joueurs neutres, qui n'appartiennent à aucune faction mais dotés d'objectifs qui peuvent leur accorder une victoire individuelle. Tiens, d'ailleurs, ce Sigismond qui agit comme un demeuré depuis le début de la partie et qui semble s'attirer autant les foudres des Shadow que des Hunters, est-ce que ce ne serait pas ce bon vieux Daniel, qui gagne s'il est le premier à mourir ?
Note : Une petite extension avec de nouveaux personnages est disponible pour une poignée d'euros. Commencez à jouer directement avec, tant la variété et les équilibrages qu'elle apporte sont précieux.
Ça va, pas trop de nœuds au cerveau avec ce genre de situation ? Si un début de migraine se profile, évitez Shadow Hunters, jeu où les preux chevaliers de la lumière (les Hunters) ont pour objectif de massacrer les créatures des ténèbres (les Shadows). Et réciproquement. Si les fins de partie ne brillent pas par leur subtilité – et c'est un euphémisme – les entames sont bien différentes. Puisque le rôle de chacun est caché, il s'agit non seulement de déterminer qui, autour de la table, est allié qui est ennemi. En faisant de son mieux pour dissimuler soi-même son identité le plus longtemps… Sauf si l'on désire utiliser le pouvoir spécial de son personnage, ce qui nécessite de dévoiler soi-même son identité, mais à ses risques et périls. Beaucoup de bluffs, un peu d'aléatoire (les déplacements sur le plateau, qui déterminent les actions possibles et les cibles potentielles des attaques, sont déterminés aux dés) et une tonne de déductions, de double jeu et d'intox tant que le doute subsiste.
Gros avantage de Shadow Hunters : ses règles sont simples à assimiler et ses parties relativement courtes, ce qui en fait un bon candidat pour initier les néophytes. Ce qui ne l'empêche pas de compter quelques subtilités à apprivoiser au fil des parties : les différentes cartes de « Vision » donnant des indices sur l'identité d'un joueur interrogé, le Métamorphe, un Shadow autorisé à mentir lors de ce genre d'exercice, et surtout, la présence de joueurs neutres, qui n'appartiennent à aucune faction mais dotés d'objectifs qui peuvent leur accorder une victoire individuelle. Tiens, d'ailleurs, ce Sigismond qui agit comme un demeuré depuis le début de la partie et qui semble s'attirer autant les foudres des Shadow que des Hunters, est-ce que ce ne serait pas ce bon vieux Daniel, qui gagne s'il est le premier à mourir ?
Note : Une petite extension avec de nouveaux personnages est disponible pour une poignée d'euros. Commencez à jouer directement avec, tant la variété et les équilibrages qu'elle apporte sont précieux.