Genre : deckbuilding
Créateur : Matthew Dunstan
Illustrateurs : Tey Bartolome, Georges Bouchelaghem, Justine Cruz et des tonnes d’autres
Éditeur : Funforge
Date de sortie prévue : février 2025
Créateur : Matthew Dunstan
Illustrateurs : Tey Bartolome, Georges Bouchelaghem, Justine Cruz et des tonnes d’autres
Éditeur : Funforge
Date de sortie prévue : février 2025
Perco
le 28 novembre 2024
Pourquoi faire des petites boîtes et appeler un jeu Monumental ? Écoutez, c’est compliqué.
Tout est dans le « Duel ». Ah, mais alors ce n’est pas la même version que la très grosse boîte du jeu de civilisation de Matthew Dunstan Monumental, déjà sorti chez Funforge ? Celui avec une carte centrale, plein de figouzes en plastique et tout et tout ? Oui et non. Funforge s’est embourbé (et s’embourbe encore*) avec le Kickstarter de Monumental, puis de ses extensions, tout a mis des années à arriver, et les forums dédiés ne sont plus que des déversoirs à colère. Cette (ou plutôt « ces ») versions Duel sont, en réalité, un gros gros dégraissage visant à offrir une expérience proche, mais moins chargée. Ça partait un peu mal, car ce Monumental Duel a déjà pris six mois de retard.
* Des backers attendent toujours l’extension « KS exclusive » African Empires… et en ont vu des boîtes arriver en magasin ! Ne faites jamais ça à des backers, c’est pire qu’insulter leur maman.
* Des backers attendent toujours l’extension « KS exclusive » African Empires… et en ont vu des boîtes arriver en magasin ! Ne faites jamais ça à des backers, c’est pire qu’insulter leur maman.
L’académie des neuf
Mais voilà, j’ai pu l’essayer et c’est pas mal du tout. L’idée est simple : on vire le plateau, les figurines et on ne laisse que ce qui faisait la vraie particularité du jeu : son système de deck building. Un pur jeu de cartes, qui, soit dit en passant, correspondait plus à ce que l’auteur voulait faire au départ.Ce truc original, c’est de tirer chaque manche neuf cartes, mais de ne pas les mettre dans sa main. Il faut les poser en un tableau de trois par trois, puis choisir une ligne et une colonne. Seules les cartes de celles-ci seront actives et utilisables pour la manche, elles rapportent les ressources ou offrent un effet. Toutes les cartes qui sont achetées dans les deux rivières ensuite vont directement sur le haut de son deck, et arriveront donc très vite.
Trois fois sans (trop de) frais
Il faut s’y faire, mais cela donne une vraie particularité au système, source de renoncements permanents et d’un casse-tête de plus en plus costaud. D’autant que de petits ajouts propres à cette version marchent plutôt bien, comme un tir à la corde pour avoir « l’avantage » et pouvoir activer son pouvoir de chef de guerre, un ping-pong d’actions entre les joueurs, et un module différent dans chacune des trois boîtes.Voilà d’ailleurs un modèle économique intéressant. Chacune des boîtes contient trois nations et une mécanique supplémentaire (exploration, commerce et espionnage). Une seule suffit à jouer, pour un tarif très raisonnable (23 €), et les trois se combinent si l’on veut. Attention, le livret est chargé comme Élisabeth Lévy à 11 h du matin, ça prend de la place, la lisibilité et les typos des cartes sont loin d’être parfaites, et c’est long (comptez deux heures). Il va me falloir d’autres parties pour tester tous les modules et les différents decks de civilisations, pour savoir si l’ensemble tient sur la durée. D’ici là, j’espère qu’ils n’annoncent pas une version solo, dans une boîte d’allumettes, un Micro-Monumental.