Genre : quiz, pousse-ta-chance
Créateurs : Frank Crittin, Grégoire Largey, Sébastien Pauchon
Illustratrice : Mary Pumpkins
Éditeur : Studio H
Nombre de joueurs : 2 à 8
Nombre de joueurs optimal : 4 et plus
Durée : une demi-heure
Complexité : accessible
Surface de jeu recommandée : table basse
Prix : 27 €
Créateurs : Frank Crittin, Grégoire Largey, Sébastien Pauchon
Illustratrice : Mary Pumpkins
Éditeur : Studio H
Nombre de joueurs : 2 à 8
Nombre de joueurs optimal : 4 et plus
Durée : une demi-heure
Complexité : accessible
Surface de jeu recommandée : table basse
Prix : 27 €
Perco
le 2 décembre 2022
Les jeux de quiz, à la louche, il en existe environ douze trillions. Alors quand on veut réinventer la roue, il n’y a qu’une solution pour se démarquer : de bonnes questions et une mécanique un peu plus fraîche que Questions pour un champion.
C’est possible, les deux boîtes de Tu te mets combien ?, par exemple, y arrivent très bien. Alors aspirant Le Grand Kiwiz, vos « questions » sont variées, du rock aux condiments alimentaires, mais quel est votre twist qui chamboule tout ? « Il ne faut surtout pas trouver la bonne réponse ? » OK, vous avez mon attention.
Questions pour un perdant !
En glissant deux cartes perforées, on crée une grille de neuf propositions. Une seule est vraie. Neuf pions cachent la vérité et deux équipes vont les enlever, un par un, jusqu’à ce qu’elles estiment ne pas vouloir prendre plus de risques ou que l’une d’elles hurle en découvrant que, si, l’Iran a bien arrêté quatorze écureuils pour espionnage*, et perde tous ses points de la manche.Il y a deux hics. La mise en place des cartes à trous est problématique si vos amis ont une bonne vision dans l’espace (lancez distraitement un « Oh, là-bas regardez, Elon Musk tout nu ! » pour qu’ils ne zieutent pas la réponse minée avant de commencer). Plus gênant, selon les règles, ce jeu par équipe n’en est pas vraiment un. Un joueur champion tournant par manche est seul à pouvoir jouer, utilisant des « jokers » pour demander conseil à un coéquipier. Choix de design, volonté d’éviter que les équipes s’écoutent ? Difficile à dire, mais l’ambiance y perd énormément.
* Non, cette question n’y est pas. Je ne divulgâche rien môôôsieur.
* Non, cette question n’y est pas. Je ne divulgâche rien môôôsieur.
Présenté par Olivier Démine.
On zappe alors ? Pas du tout. C’est génial. Et rien n’empêche de vraiment jouer par équipe, sans tenir compte de l’histoire des « champions », c’est votre boîte, vos sous, vous faites comme vous voulez. La force de ce Grand Kiwiz est la parfaite intégration de son système de score dans un ensemble où, franchement, on n’est jamais vraiment sûr de soi. La première équipe joue pour un point, et enlève un pion qui semble peu probable ou impossible, la seconde fait de même pour deux points, les premiers surenchérissent pour trois, etc., jusqu’à onze. On peut s’arrêter comme des poules mouillées, et marquer le dernier pion posé. Mais personne ne fait ça, soyons joueurs ! On se provoque, on incite les adversaires à prendre le risque, en priant pour qu’ils se plantent, perdent tout et ragent très fort.Et, passé les évidences, les propositions sont nombreuses à être plausibles, on craint en permanence la question piège et il faut cogiter fort. Chaque pion retiré est un moment de tension rigolarde absolu, et toute réussite donne l’impression d’avoir coupé le fil vert et que, ouf, ça va, rien n’a explosé. Une de mes plus belles marrades cette année, que je ne peux que vous conseiller.