Genre : 3X1/2, placement de tuiles, sélection d’actions
Créateurs : Bruno Cathala, Johannes Goupy
Illustrateur : Paul Mafayon
Éditeur : Catch Up Games
Nombre de joueurs : 2 à 4
Nombre de joueurs optimal : 4
Durée : 50 minutes
Complexité : accessible
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 40 €
Créateurs : Bruno Cathala, Johannes Goupy
Illustrateur : Paul Mafayon
Éditeur : Catch Up Games
Nombre de joueurs : 2 à 4
Nombre de joueurs optimal : 4
Durée : 50 minutes
Complexité : accessible
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 40 €
Perco
le 9 novembre 2022
On avait pu essayer Orichalque au Festival International des Jeux de Cannes, et se faire rouler dessus par Bruno Cathala et sa moitié. Maintenant qu’on a pu y jouer et y rejouer avec des gens qui n’ont pas treize mille coups d’avance, que penser de ce qui se présente lui-même comme un 4X sur table abordable ?
D’abord que ce n’est pas un 4X, exploration et expansion étant un peu combinées. Disons un 3X, ou un 3X1/2, ce qui n’est déjà pas mal compte tenu de l’inflation. L’Atlantide coule et les décideurs vous envoient chercher une nouvelle île à colonis… à développer. Pas de plateau central, chaque joueur a son petit lopin de terre à améliorer. Pas le temps de fignoler, c’est une course et le premier à cinq points remporte le marché public « Nouvelle Atlantide. Vite, on a les chaussettes mouillées ».
On va planter l’Atlante.
Pour marquer, trois méthodes panachables : bâtir des temples, s’attirer les faveurs des Titans et forger des médaillons d’orichalque. Mais pour ça, il faut commencer par choisir une carte action (construire, combattre, récolter de l’orichalque et recruter des troupes)… et c’est là que les dilemmes commencent. Car chaque carte disponible, sur une petite rivière glissante, vient avec une tuile associée au hasard.Elles représentent un à trois terrains accolés. Des biomes à poser sur son île. « Je voudrais recruter, mais la tuile qui va avec est pourrie », « J’adore cette tuile, mais j’ai pas envie de l’action combattre », voilà à quoi vont ressembler vos choix… enfin, sauf si vous êtes dans les derniers du tour. Eux prennent ce qui reste, même si le coût d’achat – en soldats – baisse. C’est comme à Rungis, les premiers ont le choix, mais les derniers ont des promos.
Terre des biomes.
Bref, opportunité et adaptation, il faut rester « flexible » comme disent les managers. Bien entendu, l’ordre du tour change (c’est toujours celui qui a le plus de soldats qui débute), et tout un pan tactique consiste à essayer d’en jouer. Ensuite, tout est question de placement : trois terrains similaires côte à côte et vous séduisez le Titan associé*, quatre en losange et vous pourrez y dresser un temple, le bon biome et vous pourrez y construire une mine, une caserne ou l’un des dix bâtiments et profiter de ses bonus. Un volcan ? Cool, c’est un terrain joker qui peut servir à tout… à condition d’arriver à vaincre la créature qui vient systématiquement avec.Il y a tout un tas de subtilités et de petits combos d’actions dans Orichalque, rien n’est révolutionnaire, rien n’est compliqué en soi, mais tout est malin et s’aligne dans un ensemble fluide, efficace et – miracle – qui tient dans le temps indiqué. Alors qu’est-ce qui nous retient d’affronter de nouveau l’un des auteurs, Bruno Cathala ou Johaness Goupy ? Oui, la peur sans doute.
* On se les pique donc régulièrement, pour faire valser le score en cours.
* On se les pique donc régulièrement, pour faire valser le score en cours.