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Jeu: Wingspan
Createurs: Elisabeth Hargrave
Editeur: Matagot
Nb joueurs: de un à cinq
Duree: 1 heure
Difficulte: modérée
Prix: 55 €
Sortie prevue: déjà disponible
Mais même si j’apprécie les belles cartes, on ne me convainc ni avec l’envergure précise du chevalier semi-palmé (66 cm, pour info, et ça a l’air d’être une espèce d’échassier) ni avec une tour à dés en forme de mangeoire aussi jolie qu’inutile (qualificatif qui s’applique à un bon tiers du matériel). En plus, vu que la tablée d’aujourd’hui est plutôt constituée d’individus sages et champêtres, je suis la seule obsédée par le fait que les petits œufs colorés font penser à ceux à la liqueur. Heureusement, je ne suis pas face à une coquille vide, mais à une jolie mécanique qui permet de déployer ses ailes vers la victoire, même s’il est bizarre de parler de construction de moteur quand tout est à base de plumes et d’insectes. Un concept classique de combos, mais bien exécuté.

Nid douillet.

En gros, soit on pose un oiseau dans une ligne du plateau, sur l’habitat qui lui correspond, soit on active une de ces lignes. Ce sera d’autant plus fructueux si elle contient déjà des bestioles. D’une part car l’action principale de la ligne (récolter des cartes ou des ressources pour poser encore plus d’oiseaux ensuite) sera plus puissante. D’autre part parce qu’activer un habitat déclenche les pouvoirs de toute sa population. Pas grand-chose à assimiler côté règles, donc, mais des subtilités du point de vue des combos. Je surveille ma petite nichée tout au long de la partie, qui prend rapidement son envol : vu le nombre de cartes, rien ne sert de tout connaître et espérer une combo, car composer avec ses cartes en main est bien plus fructueux. J’observe donc des têtes penchées et studieuses de quasi-écoliers, petits oisillons sages qui ne se volent pas dans les plumes. Il faut dire que c’est vraiment un jeu gentil, auquel on joue un peu dans son coin (coin) en déroulant son sillage dans le ciel. La pioche peut éventuellement donner un coup dans l’aile au plan envisagé, mais compter sur elle est déjà une erreur stratégique. L’idée est plutôt de planifier et compter pour réaliser chaque action au maximum de son possible et ne pas se retrouver le bec dans l’eau au moment du comptage des points.