| Modifié le le 2 octobre 2025
C’est trop compliqué Warhammer 40,000 ! On n’y comprend rien, et le lore de l’univers est plus épais que L’intégrale chez la Pléiade des bouquins Harlequin. La Black Library, la maison d’édition officielle de Games Workshop, a publié plus de 500 romans, dont 50 rien que pour l’épisode de l’hérésie d’Horus. C’est vrai, mais vous savez quoi ? Il suffit de s’en réjouir et de s’en foutre complètement.
La bonne nouvelle, c’est que Warhammer 40,000 (40K) intègre de tout, vraiment de tout. Des nains, des vampires, des guerriers mongols ? Oui, il y en a. Voyez ensuite le lore comme du bonus. En vous intéressant à une faction (que ce soit sur le Net ou dans la Black Library, il y a des années de lecture), vous tirerez ensuite un fil, puis un autre, puis encore un. Sans vous en rendre compte, et sans vous forcer, vous finirez par vous retrouver à écouter des podcasts de lore sur les Necrons pour vous endormir. L’énormité du lore deviendra alors un plaisir, comme une série aux innombrables saisons, votre moitié vous quittera, vos enfants vous renieront et vos collègues vous jetteront des pierres. Mais quelle âme charitable pourrait vous mettre sur ce glorieux chemin ? Rassurez-vous, Canard PC est là pour ça.
Vous tirerez un fil, puis un autre, puis encore un... et l’énormité du lore deviendra un plaisir.
LE CHOIX DANS LA DATE
Une date impériale typique ressemble à ça : 0150935.M41 Eh non, ce n’est pas le numéro de série d’un moteur. C’est une date. Enfin, une approximation. Enfin, une tentative. Enfin… c’est flou quoi. Mais comment ça se lit ?
Le nombre étalon (le premier chiffre : ici « 0 »)
C’est le niveau de précision de la date.
0 → Source terrienne fiable (genre, quelqu’un à l’Administratum a validé avec un tampon).
1 à 8 → De plus en plus flou, comme un souvenir de soirée avec Slaanesh.
9 → Date approximative, issue d’un monde qui utilise son propre calendrier (genre « année du grand pigeon cosmique »).
La Fraction d’année (les trois chiffres suivants : « 150 »)
L’année est divisée en 1 000 segments. Ici, on est au 150e millième de l’année. Oui, c’est inutilement précis. Oui, personne ne s’en sert sauf les inquisiteurs qui aiment les tableaux Excel.
Année et millénaire (les trois derniers chiffres + « M41 »)
« 935 » → L’année dans le millénaire et « M41 » → Le 41e millénaire, soit l’an 40 935 pour notre exemple de départ.
LES GRANDES PÉRIODES
On va simplifier et ne commencer qu’à partir de l’histoire humaine, et encore, on va zapper tout le début.L’humanité découvre les voyages interstellaires, les IA, le Warp, et vit sa meilleure vie. Mais comme toujours, elle finit par créer des robots trop intelligents, les Hommes de Fer, qui se rebellent. Résultat : apocalypse, effondrement des communications, et retour à la bougie sur 90 % des planètes. Vers la fin de cet âge, les psykers apparaissent ; c’est comme des mages, mais de l’espace.
C’est le chaos. Les mondes humains sont isolés par des tempêtes Warp, les cultes pullulent, les psykers deviennent des bombes à retardement, et Terra ressemble à une décharge mystico-technique. Le Warp se calme un peu et l’Empereur (voir encadré « Son état Empire ») sort enfin de sa grotte, en mode « OK, je vais tout refaire moi-même », et commence à unifier les planètes à coups de diplomatie, de lasers et de space marines en préproduction, en commençant par Terra. Il propose l’Imperium de l'Homme et le gens trouvent que le nom pète bien.
L’Empereur crée 20 Primarques (ses fils génétiquement modifiés, chacun avec un ego grand comme une planète), les perd dans le Warp comme un vieux sac de courses, puis les retrouve un par un. Il lance la Grande Croisade pour réunifier l’humanité, avec des légions de space marines (c’est la première fondation), des tanks, des vaisseaux, et des slogans très sérieux. Chaque planète conquise est une victoire contre les Xenos, les démons, les Orks et les gens qui ont des opinions divergentes. Mais c’est pour leur bien, vous comprenez ?
L’Empereur rentre sur Terra pour bosser sur son projet secret (un Web 3.0 du Warp), et laisse Horus, son fils Primarque préféré (le premier qu’il a retrouvé au supermarché), finir la croisade. Mauvaise idée. Horus se fait corrompre et pactise avec le Chaos, lance une guerre civile galactique, et finit par blesser gravement l’Empereur, qui est cloué, mort-vivant, sur le Trône d’Or, alimenté par 10 000 psykers sacrifiés chaque jour. C’est à cause de cette hérésie qu’on aura aussi des space marines du Chaos, histoire de varier les saveurs (voir encadré « Mon fils, ma bataille »).
Privé de son chef, l’Imperium devient une théocratie militaro-administrative où chaque erreur de formulaire peut déclencher une guerre. Le Codex Astartes – un manuel des Castors Juniors pour les space marines – est créé par Roboute Guilliman, le Primarque Ultramarine (les bleus), pour éviter une nouvelle rébellion, les space marines sont divisés en chapitres beaucoup plus petits que les anciennes légions (c’est la seconde fondation), et l’Empereur devient une figure divine, vénérée par des milliards de fidèles qui n’ont jamais lu les Conditions générales d’utilisation.
Les Necrons arrêtent d’appuyer sur le bouton « snooze » et se réveillent, après une sieste de 60 millions d’années. Anciens tauliers de l’univers, ils veulent récupérer leur jardin, mais les voisins ont mis des space marines dessus.
Tout l’univers sent que l’Imperium est fragilisé, que le Warp ondule (c’est toujours mauvais signe) et certains présagent l'âge de la fin de l’Humanité, qui n’est pas d’accord. Orks, Aeldari, T'au, Necrons et, pire encore, les Tyranides arrivent de tous les côtés. Il n’y a plus que la guerre… et des tonnes de factions.
Son état Empire
Ah, l’Empereur… imaginez un type tellement vieux qu’il a vu naître l’agriculture, et tellement balèze qu’il pourrait plier un démon du Chaos en le fixant avec un sourcil froncé. L’Empereur de l’Humanité, c’est ça : un psyker immortel, chef de guerre, visionnaire… et aujourd’hui, un cadavre sous perfusion psychique, vissé sur un Trône d’Or depuis dix millénaires. Chaque jour, des milliers de pauvres hères sont sacrifiés pour alimenter sa lanterne mentale, l’Astronomican, sans laquelle l’Humanité se perdrait dans l’espace. Autrefois, il voulait unifier les hommes par la raison ; maintenant, il est devenu l’icône d’une théocratie paranoïaque qu’il aurait probablement détestée. Mais bon, dans le 41e millénaire, on n’a pas le luxe de choisir ses symboles : on prend ce qu’on a, même si ça sent le formol.
LES FORCES DE L'EMPIRE
L’Imperium, c’est 1 million de mondes, 1 milliard de fonctionnaires, et 0 sens de l’humour. Chaque planète est une dystopie locale : forge-mondes, ruches surpeuplées, mondes agricoles où les paysans prient leur tracteur. Le tout est dirigé par les Hauts Seigneurs de Terra, un conseil de vieux croulants qui prennent des décisions aux dés. Qu’est-ce qu’on peut peindre et jouer dans tout ce fatras ?
LES SPACES MARINES
Oui, bien entendu les space marines sont techniquement des forces de l’Impérium. Mais voyons-les à part, histoire que vous puissiez choisir un chapitre qui vous correspond.Les premiers de la classe. Ils ont lu le Codex Astartes, l’ont encadré, et le récitent avant de dormir. Leur kif ? Être parfaits. Et bleus.
Des vampires en armure qui peignent tout en rouge pour cacher les éclaboussures. Ils font de l’art, du carnage, et des crises existentielles tous les matins au petit-déjeuner.
Des Vikings poilus qui hurlent à la lune et boivent de l’hydromel entre deux massacres. Leur doctrine militaire ? « Chargez et voyez ce qui se passe. » Ces CRS viennent de Fenris, une planète glaciaire moins hospitalière que Mulhouse. Je les joue, ce sont donc les plus classe de l'Univers.
Des gothiques furtifs qui aiment les embuscades, les capes noires et les monologues dans l’ombre. Leur rêve secret : être Batman, mais avec un bolter.
Des pyromanes altruistes. Ils adorent les lance-flammes, protéger les civils (c’est assez rare pour être noté) et les barbecues. Leur peau est noire, leur cœur est chaud et leur patience limitée.
Des croisés en armure qui ont oublié que le Moyen Âge est fini. Ils détestent les psykers, les aliens, et les pauses café. Leur devise : « L’Empire humain aux humains. »
Des fans de tuning qui pensent que la chair est faible et corruptible. Leur hobby ? Se greffer des trucs. Leur pire cauchemar ? Un écran bleu.
Des motards mongols qui traversent la galaxie à 300 km/h. Ils écrivent des poèmes en roulant sur des hérétiques. Leur philosophie ? « 50 sur le périph', c'est inacceptable. »
Des chevaliers secrets avec plus de casseroles que de bolters. Ils passent leur temps à traquer leurs cousins déviants et à nier tout en bloc. « Traîtres ? Nous ? Jamais. »
Des space marines en détachement de leurs chapitres d’origine, envoyés pour tuer tout ce qui a plus de deux bras. Ils collectionnent les insignes comme des pin’s et les xénos comme des trophées. Plus raciste, tu meurs.
LES SPACE MARINES DU CHAOS
Suite à l'hérésie d'Horus (voir encadré « Mon fils, ma bataille »), des chapitres ont mal tourné après une soirée dans le Warp. Ils adorent les dieux du mal (voir encadré « Chaos pantin »), les mutations douteuses et les tentacules là où il ne faut pas.Mon fils, ma bataille
Pendant la Grande Croisade, le road trip galactique où l’Empereur et ses fistons Primarques retapent l’Humanité à coups de space marines, Horus, le fils préféré promu chef suprême, est retourné par les dieux du Chaos comme un vieux pancake. Résultat : la moitié des légions se met à repeindre ses armures en couleurs « culte démoniaque » et à marcher sur Terra. Dix mille ans avant le 41e millénaire, c’est la guerre civile XXL : planètes vitrifiées, frères qui s’étripent, Titans qui se tirent dessus à bout portant. Le siège du Palais impérial se termine par un duel papa-fiston où Horus finit en puzzle sanglant, mais l’Empereur, lui, prend son ticket pour le Trône d’Or à durée indéterminée. Dans Warhammer 40,000, même les histoires de famille finissent en apocalypse nucléaire.
CHAOS PANTIN
Quatre entités cosmiques règnent sur le Warp, le royaume psychique :
- Khorne : dieu du sang et de la baston. Il déteste la magie et adore les crânes.
- Tzeentch : dieu du changement et des complots. Il adore les plans tordus et les mutations.
- Nurgle : dieu de la maladie et de l’acceptation. Il offre la grippe et un câlin.
- Slaanesh : dieu du plaisir et de l’excès. Il est né d’une orgie Eldar et adore les sensations fortes.
Les premiers à vénérer le Chaos. Ils écrivent des sermons, invoquent des démons et organisent des messes noires avec PowerPoint.
Des sorciers égyptiens. Leur Primarque, Magnus, a tenté de prévenir l’Empereur par magie. Résultat : punition divine et transformation en cyclope géant. Leur hobby : prier Tzeentch et manipuler leurs collègues morts.
Des berserkers. Leur Primarque, Angron, a des électrodes dans le cerveau et une passion pour les décapitations. Fascinés par le don de sang… mais pas le leur.
Des zombies (je vous avais dit qu'il y avait de tout). Leur Primarque, Mortarion, est un seigneur de la peste. Ils répandent des maladies et des odeurs douteuses.
Les anciens fils d’Horus. Menés par Abaddon, un clone de Dark Vador avec une épée trop grosse. Ils veulent détruire l’Imperium, et sont comme une énorme épine dans le pied de leurs frangins loyalistes.
LES XÉNOS
L’Imperium y voit la « menace », mais en vrai, on ne le rappellera jamais assez, il n'y a pas de gentils et de méchants dans 40K, juste des débiles racistes de toutes les espèces.Des elfes galactiques. Ils ont des vaisseaux vivants, des casques pointus et une déesse du plaisir qui les a presque tous tués. Deux variantes : les Craftworlds (nobles) et les Drukhari (sadiques).
Des robots égyptiens. Ils étaient des aliens organiques, ont vendu leur âme pour l’immortalité et se sont réveillés après 60 millions d’années de sieste. Ils veulent récupérer leur galaxie, mais ont encore la trace de l’oreiller.
Des insectes géants. Ils viennent d’une autre galaxie, bouffent tout, et n’ont pas de personnalité. Leur hobby : digérer les planètes.
Des cultes infiltrés. Ils ressemblent à des ouvriers syndiqués, mais prient une entité cosmique qui veut les manger. La CGT des xénomorphes.
Des hooligans verts. Ils se battent pour le plaisir, croient que la peinture rouge rend les choses plus rapides, et construisent des tanks avec des boîtes de conserve. Leur technologie fonctionne par foi. Littéralement. Une armée hilarante à jouer.
Des communistes high-tech. Ils veulent l’unité, la paix, et des drones partout. Leur empire est petit mais ambitieux. Leur secret : ils lobotomisent les dissidents.
On est dans le futur, d'accord, mais est-ce une raison pour ne pas y mettre de nains ? Je ne crois pas. Ces nains de l’espace sont syndiqués et armés jusqu’aux implants dentaires. Ils vénèrent des superordinateurs grincheux et négocient à coups de canon minier. Le Warp est trop bruyant pour eux, ils évitent.