Genre : draft ouverte, pose de cartes, course, gestion de ressources
Créateur : Masafumi Mizuno
Illustratrice : Yuko Iwase
Éditeur : Spiral Editions
Nombre de joueurs : 2
Nombre de joueurs optimal : 2
Durée : 20 à 30 minutes
Complexité : simple à comprendre, moins à optimiser
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 17 €
Créateur : Masafumi Mizuno
Illustratrice : Yuko Iwase
Éditeur : Spiral Editions
Nombre de joueurs : 2
Nombre de joueurs optimal : 2
Durée : 20 à 30 minutes
Complexité : simple à comprendre, moins à optimiser
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 17 €
Perco
le 15 mars 2024
| Modifié le le 1 avril 2024
Du haut de cette pyramide, ben… trois ans à peine vous contemplent. Seconde création du jeune éditeur Spiral Editions (qui avait réussi l’exploit d’être nommé à l’As d’Or pour sa première, District Noir), Boreal est aussi un jeu de duel, simple à saisir, mais un peu moins accessible.
Du face à face, dans lequel on est séparé par une rivière de cartes carrées, et sans doute par des divergences sur des sujets centraux comme le goût des brocolis, mais je m’égare. Chaque tour, on paye et on prend, ou on réserve gratuitement (mais à crédit), une carte colorée. On les disposera en pyramide* devant soi, sur quatre étages. Le premier à finir met un terme à la partie, après un dernier tour éventuel, et on fait une petite salade de points.
* Mais le thème n'a rien à voir avec l’Égypte, pour être clair.
* Mais le thème n'a rien à voir avec l’Égypte, pour être clair.
Les petites curseur des pauvres.
Des cartes à choisir, qui rapportent des revenus chaque tour, ont parfois des effets, des contraintes, et toutes des conditions pour rapporter des points en fin de partie (être entouré de telle ou telle autre, son étage, ce genre de chose), il n’y a pas de quoi s’en relever la nuit. Si ce n’était un petit jeton qui se déplace, devant chaque joueur, le long de cette rivière. Il en fait un jeu d’économie pas si évident et avec une vraie originalité.Ce curseur, c’est un double indicateur, à la fois votre richesse du tour, mais aussi un limiteur. Avec ce pognon, vous ne pouvez acheter que les cartes à sa gauche. Plus vous êtes riche, plus le choix est grand. Et pour votre adversaire, c’est la même chose, mais en miroir, votre gauche est sa droite, votre droite est sa gauche, pour ceux qui ont sauté la maternelle.
Le second album, c’est le plus dur.
Économiquement, c’est intéressant. D’autant que poser une carte dans sa pyramide désactive immédiatement les revenus générés par les deux d’en dessous, limitant parfois les choix futurs. En termes de sensations de jeu, c’est en revanche plutôt calculatoire et le tempo, tout en restant rapide, connaît des heurts en fonction de la nature de la rivière. C’est délicat, après avoir vendu 100 000 boîtes de leur premier jeu, d’en demander un second aux sensations aussi immédiates.Spiral Editions a le mérite d’aller chercher encore une petite nouveauté fraîche avec ce curseur, la grande idée du jeu, et d’ouvrir sa gamme vers un principe différent, mais qui fonctionne. Un choix cohérent, certes, dont la thématique « exploration », artificielle, le manque d’interactions directes sur la pyramide adverse (j’aime bien, mais je comprends que l’on préfère sans et que cela aurait tout cassé) et la petite salade de points finale, laissent un goût de propre, d’efficace, mais une étrange sensation. Comme s’il manquait un petit supplément pour le rendre mémorable. Reste un jeu de duel carré pour les optimisateurs, et un ensemble qui installe définitivement son éditeur dans le giron de ceux qui ne font jamais n’importe quoi.