image
image
image
image
image
Genre : deck building
Créateur : Richard Garfield
Illustrateurs : Marta Ivanova, Jocelyn 'Joc' Millet
Éditeurs : Origames, Renegade Games Studios
Nombre de joueurs : 2 à 6
Nombre de joueurs optimal : 3 à 4
Durée : une heure
Difficulté : modérée
Prix : 40 €
«  Bon alors, on fait quoi dans ton jeu ? », me demande le joueur à ma droite. Je crois que c'est à ce moment que je me suis senti un peu idiot, à expliquer qu'on joue une bande de vampires qui occupent leurs samedis soir en se tirant la bourre, afin de savoir qui sera « le plus célèbre ». Car être un vampire, apparemment, ça ne se résume pas à mordre les gens dans un costard Hugo Boss : ces créatures trient soigneusement leurs proies, avant de se juger mutuellement sur d'autres critères comme l'apparence. En termes de jeu, cela revient donc à bouffer des gens, remplir des missions secrètes et se la raconter en étalant ses possessions, si possible avant que le jour ne se lève, et tout cela pour avoir plus de points que les copains à la fin. Simple comme bonne nuit.

Le bruit des goths.

The Hunger est donc un subtil mélange de deck building à la volée et – ça me fait mal d'écrire ça mais je ne vois pas de meilleure description – un jeu de l'oie. Avec une particularité, toutefois : celle de nous contraindre à jouer trois cartes de notre deck à chaque tour. Rien de bien compliqué, si ce n'est que nos cartes déterminent le nombre de points que nous pourrons dépenser à chaque tour en déplacements, mais aussi pour acheter une ou plusieurs cartes sur une sorte de marché commun. Un marché qui, l'air de rien, devient vite le centre de toutes les attentions, car pratiquement indispensable pour se concocter un deck digne de ce nom, avec des pouvoirs vampiriques, des familiers qui offrent des avantages et des proies qui, si elles peuvent parfois offrir un petit bonus ou malus, ont la particularité d'être une de nos principales sources de points. On se promène, on accomplit des missions pour glaner d'autres points, puis on essaye de rentrer avant la fin du quinzième tour pour ne pas finir plus cramée qu'une retraitée de la Côte d'Azur. Un jeu sympa et avec un petit goût de reviens-y, qui ne sera pas toutefois pour tout le monde car la malédiction de The Hunger, c'est de nous rappeler sans cesse que Clank ! fait la même chose, mais avec plus de subtilités. Un titre qu'il conviendra donc de réserver à celles et ceux qui sont à la recherche d'un Clank ! moins intimidant ou qui se sont lassés de l'original.