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Jeu: The Settlers
Genre: gestion de gros village
Developpeur: Blue Byte (Allemagne)
Editeur: Ubisoft
Plateformes dispo: PC Windows
Sortie prevue: fin 2019
Alors oui, je vais ronchonner sur le fait qu’Ubisoft nous sorte un énième « reboot » d’une veille gloire du jeu vidéo. N’aurait-il pas fallu laisser nos bons souvenirs des premiers Settlers (ça date d’il y a un quart de siècle, quand même) sur un CD-ROM au fond d’un tiroir ? Mais je ne sais pas, peut-être est-ce le fameux « effet Cologne » (la ville est si riante, si joyeuse avec ses barres de béton des années 1970 !), mais j’ai quand même sacrément envie de jouer à ce nouveau Settlers. Je m’en veux, bien sûr. Cela dit, regardez-moi ces petits villageois qui avancent cahin-caha sur les routes de la bourgade, apportant du cuivre à une chaîne de production d’armes, ou du poisson pour que chaque maisonnette puisse préparer des petits plats pour ses locataires. N’est-ce pas mignon ? Si, c’est super mignon, je vous dis.

La beauté dans le nombre.

The Settlers reste un Settlers, bien sûr. Il s’agit, dans la grande tradition de ces jeux qui rendent fous nos cousins allemands (voir ailleurs nos impressions sur Anno 1800, lui aussi présent à cette Gamescom), de monter des chaînes de production liant des ressources de base (bois, minerai...) à tout le nécessaire pour faire vivre une communauté de petits villageois virtuels (repas, matériau de construction, équipement pour les soldats...). Rien de bien original. Mais bon Dieu, ça a quand même de la gueule. Nous avons vu un village de plus de 3 000 habitants, s’étendant sur des écrans entiers, avec des dizaines de bâtiments de production et des embouteillages de villageois sur les petits sentiers qui servent à faire transiter les ressources. Il y a aussi ces fortifications magnifiques, toutes en courbes, et ces centaines d’animations différentes permettant de voir exactement ce que fait chaque colon. Même la partie conquête a l’air marrante : en plus des traditionnels combats militaires (qui n’ont jamais été le point fort de la série), il est possible de semer la discorde dans une bourgade rivale en organisant des duels de héros dans une arène spéciale. Quand le héros d’un village se prend une tannée, les habitants dépriment et manifestent bruyamment (on dirait des Français), avant de rejoindre l’ennemi si leur chef ne réagit pas. The Settlers ne me fera sûrement pas désinstaller Banished, mais j’ai quand même très envie d’y brûler quelques dizaines d’heures, juste pour voir.