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Jeu: Playerunknown's Battlegrounds
Genre: ultime combat pour la vie et la mort
Developpeur: PUBG Corporation (Corée du Sud)
Editeur: PUBG Corporation
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: anglais, français
Drm: Steam
Sortie prevue: 20 décembre 2017
Config: PC de joueur
Telechargement: 6,8 Go
Prix: 30 €
D'ordinaire, sortir d'accès anticipé demande des préparations minutieuses. Il faut débarrasser le jeu de toutes ses scories et proposer des nouveautés excitantes, de quoi convaincre de passer à la caisse tous les joueurs qui attendaient la version finale. Bien sûr, rien de tout ça ne concerne Playerunknown's Battlegrounds (PUBG). Déjà racheté vingt-cinq millions de fois, le battle royale qui parachute cent joueurs sur une île bourrée d'armes n'a pas grand-chose à carrer de réussir son lancement. La preuve : à l'exception d'une toute nouvelle carte (toujours pas confirmée pour le 20 décembre à l'heure où nous mettons sous presse), les nouveautés phare de cette version 1.0 seront l'arrivée d'une killcam et la possibilité d'escalader les petits obstacles, ce qui ne bouleverse pas vraiment le jeu. Rien de grave, les combats punitifs et la tension qui imprègnent chaque partie fonctionnent déjà à merveille, mais une question se pose tout de même : ne manquait-il vraiment que ces deux ou trois petits ajouts pour amener PUBG à un niveau de finition acceptable ? Et hop, pendant que vous réfléchissez à la réponse (« non »), BOUM c'est la fin du paragraphe, effet dramatique maximal.

Un pavé dans le Miramar.

Hum. Reprenons. Malgré toutes ses qualités, il manque encore deux choses à PUBG pour mériter pleinement vos 30 euros. La première, c'est de la variété : on pouvait se satisfaire d'un seul terrain de jeu en accès anticipé, mais si la version finale sort sans la nouvelle carte il y aura de quoi tiquer. D'autant que Miramar permet de changer d'air : avec ses collines arides, ses plages tropicales, ses palmiers et ses villes coincées dans le désert, c'est un décor bien plus agréable à parcourir que la grisaille soviétique d'Erangel. Au-delà d'un simple changement d'ambiance ou de climat, Miramar propose un style de jeu différent : les replis du terrain offrent des couverts naturels qui renouvellent les combats et rendent aussi la partie plus lente, avec des temps de déplacement accrus. Mais la technique, toujours à la ramasse, sabote ce chouette décor. Aujourd'hui, c'est sans doute ce qui fait le plus défaut à PUBG : un nombre correct d'images par seconde, des textures qui se chargent vite, des parties qui ne plantent pas. Certes, sur le serveur de test on dépassait allègrement les 60 FPS, mais des textures crades et des freezes de plusieurs secondes venaient réduire à néant les efforts des développeurs. On vous racontera nos aventures sur la version 1.0 dans le prochain numéro, mais en attendant n'espérez pas trop tomber sur un jeu débarrassé des plus crispants de ses défauts.

En l'état

Izual le 11 décembre 2017

| Modifié le le 25 mai 2021

Malgré un degré de finition qui s'approche du honteux, Playerunknown's Battlegrounds parvient à fournir des parties prenantes, tendues, où chaque risque doit être calculé avec soin. Il faudra tout de même attendre le mois prochain pour savoir si la sémillance de la nouvelle carte compense les plantages et les ralentissements réguliers.
Attendez