Jeu: Farm Manager 2018
Genre: gestion
Developpeur: Cleversan Software (Pologne)
Editeur: PlayWay
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: français
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 1,5 Go
Prix: 20 €
Drm: Steam
Date de sortie: 06/04/2018
Genre: gestion
Developpeur: Cleversan Software (Pologne)
Editeur: PlayWay
Plateformes dispo: PC Windows
Plateforme test: PC Windows
Langues: français
Config: carte graphique dédiée requise
Telechargement: 1,5 Go
Prix: 20 €
Drm: Steam
Date de sortie: 06/04/2018
Guy Moquette
le 14 avril 2018
| Modifié le le 25 mai 2021
« Farm Manager », d'accord, je comprends. On saisit tout de suite de quoi il s'agit et le jeu va être indexé tout près de Farming Simulator dans Steam. Mais « 2018 » ? Les développeurs espèrent peut-être en vendre quelques-uns de plus grâce à la célèbre technique Jean-Claude Dusse : « sur un malentendu, ça peut marcher » ? Ou alors ils espèrent lancer une franchise annuelle, et je les trouve bien optimistes.
Cela fait quelques heures que je joue à Farm Manager 2018. J’ai affronté les petits bugs agaçants, les gros bugs bloquants, regardé mon yucca pousser tandis que des ouvriers saisonniers labouraient lentement et péniblement un champ à la main et la goutte d’eau est sur le point de faire déborder le vase de ma patience. Dans le cadre de la campagne, qui se différencie du mode libre et des scénarios par le passage en revue de toutes les fonctionnalités du jeu à un rythme de sénateur en pleine digestion d’une omelette aux truffes, je me vois attribuer une mission simple : « construire cinq champs de 0,3 hectare » afin de m’initier au maniement des engins agricoles. La chose faite, le jeu m’explique le plus sérieusement du monde que ces champs sont trop petits pour permettre l’utilisation de machines. Après avoir mâché, avalé, digéré, récupéré et remonté ma souris – je vous épargne les détails de l’opération, je sens que vous n’êtes pas prêts –, je me suis lancé dans un scénario : remettre à flots la ferme d’un oncle ruiné, avec à la clé peu de difficultés et le même verdict : sans être totalement mauvais, Farm Manager se révèle basique et effroyablement bâclé.
Lisier dans les yeux.
Le jeu propose pourtant tout ce que l’on pense être en droit d’attendre d’un titre de gestion d’exploitation agricole : labours, fertilisation, ensemencement, traitement, élevage, embauche de personnel. Farm Manager pousse même jusqu’à la transformation de matières premières en viandes, produits laitiers, jus... Un bon point : il titillera la fibre des amateurs de « machine agricole porn » avec la présence de tracteurs, charrues, becs pour la cueillette, faucheuses, presse, pulvérisateurs… Chacun jouant un rôle précis. Mais tout y est (exploit !) à la fois simpliste et fastidieux. Simpliste, car dans cet univers, le bétail se démultiplie comme par magie, sans gestation, après le passage de l’inséminateur (oubliez vos rêves d’assister au grand cycle de la vie, de la naissance du petit veau à l’exportation de tournedos). Et fastidieux par son interface et sa prise en main, d’un amateurisme effarant, qui transforme la moindre décision simple en festival de microgestion. Allez, concédons-lui un dernier point : on s’y ennuie davantage l’hiver que le reste de l’année, comme en vrai quand on ne part pas au ski.
Quand il ne nous confronte pas à des bugs obligeant parfois à reprendre une sauvegarde antérieure, Farm Manager est… fonctionnel. Mais ni passionnant en raison de son manque de profondeur, ni véritablement plaisant à cause de sa prise en main laborieuse. Au moins permet-il de plonger dans un univers dans lequel les agriculteurs peuvent faire fortune en se contentant d'être organisés et rigoureux, ce qui, avouons, relève de la science-fiction la plus dépaysante qui soit.