Développeur : IO Interactive
Éditeur : IO Interactive
Plateformes dispo : PC Windows, PS 4/5, Xbox One/Series, Switch
Date de sortie : 26/01/2023
Langues : anglais, français
Prix : 70 €
| Modifié le le 11 février 2023
Hitman a un souci. Oui, je sais, la nouvelle trilogie est incroyable, avec ses 23 terrains de jeu plus détaillés qu’une enquête de Mediapart. J’ai même souvent pensé qu’il n’y manquait pas grand-chose pour que je n’aie plus jamais besoin de lancer un autre jeu vidéo. Mais Hitman a le défaut des jeux qui n’en ont aucun : à un moment, il s’arrête. Enfin du moins, c’était le cas jusqu’au mois dernier.
La vie de chalet.
Au début du mode Freelance, l’agent 47 n’a plus rien : ni armes, ni outils, ni costumes. Il est même coincé dans la cave d’un joli chalet de bois et de verre, avec tout juste accès à un planisphère d’où il peut partir en mission sur 20 niveaux de la trilogie d’IO Interactive (il manque juste la carte du final et les deux tutos). L’idée est simple : il faut récupérer des armes pendant les contrats pour les ajouter à l’arsenal et, au fil des victoires, débloquer l’accès à d’autres parties du chalet, qui compte plusieurs étages et un joli extérieur bucolique.La progression de la planque et de l’arsenal ne fonctionne pas du tout.
Au bord des armes.
Voilà pour les jolies promesses du mode Freelance. Dans l’ensemble, elles sont tenues : après y avoir joué plusieurs jours, je sais que désormais je ne lancerai plus Hitman que dans ce mode de jeu, qui me garantit des cibles inédites à chaque partie. Mais attention, ça ne veut pas dire que tout est parfait : par exemple, la progression de la planque et de l’arsenal ne fonctionne pas du tout. Pour la planque, parce qu’il faut énormément jouer avant de débloquer de nouvelles parties du chalet et qu’elles ne servent quasiment à rien (certaines contiennent un objet gratuit, comme le jardin et sa hachette, mais c’est tout). Et pour l’arsenal, parce que compléter une collection de 19 fusils d’assaut et 15 fusils à pompe n’est pas très attrayant dans un jeu où la plupart des joueurs se contentent d’un pistolet.Clash investigation
Tous les trois ou quatre contrats au cours d’une même campagne, l’agent 47 embarque pour une mission spéciale, avec une seule cible mais plein de suspects. Il faut les suivre et croiser leur apparence et leur comportement avec ce qu’on sait de la cible (lunettes, cheveux blonds, fumeur…) pour parvenir à tuer la bonne personne. L’enquête n’est pas aisée car il est parfois compliqué de déterminer si un personnage a des boucles d’oreille ou un tatouage, mais je trouve que ça rajoute du piquant à ces missions. Notez qu’elles sont déjà fort ardues car la cible a tendance à s’enfuir du niveau à la moindre alerte, ce qui fait échouer toute la campagne.
Tout ce sable dans un même bac ?
En revanche, les missions en elles-mêmes réussissent à renouveler complètement le jeu : démarrer sans costume, dans un coin obscur d’un niveau et presque sans matos, le tout pour assassiner des cibles aléatoires, donne l’impression très précieuse de redécouvrir chaque mission avec les yeux d’un nouveau joueur. La perspective de ne pas pouvoir sauvegarder et de perdre toute la progression de la série de contrats en cours si jamais l’agent 47 meurt ou si une cible s’échappe, rajoute aussi un délicieux frisson d’appréhension, même si ça signifie qu’on peut perdre la progression de six heures de jeu à cause d’un seul garde qu’on n’avait pas vu, ce qui n’est jamais agréable.IO Interactive a réussi à rallonger pour de bon la durée de vie de Hitman.