Pour ne rien vous cacher, j’ai d’abord eu très, très peur en lançant Mantis Burn Racing. Le jeu m’a accueilli avec une interface dégueulasse héritée d’un jeu mobile de 2007 (ou d’un jeu Bohemia de 2016) avec des menus incompréhensibles, des icônes énormes, le tout dans un enrobage de jeu early access prévu pour dans deux ans. Et pourtant, toutes ces vilaines impressions disparaissent dès la première course. Les véhicules sont terriblement mignons, les décors ont énormément de personnalité et la caméra, avec sa vue de dessus légèrement décalée, rappelle la grande époque des jeux de rallye sur Atari et Amiga comme Super Off-Road, Badlands ou, plus proche de nous, le merveilleux GeneRally. Détail qui a toutefois son importance, la caméra de Mantis Burn Racing est très proche des véhicules (pensez au Death Rally de Remedy Entertainment) et ne permet pas de voir la totalité de la piste. Il faudra donc une bonne dose de réflexes – puis de mémoire – pour exploser tous les chronos. En parlant des terrains de jeu, ils sont malheureusement trop peu nombreux (deux environnements contenant chacun quatre circuits, ainsi que leurs versions « reverse »), même si les développeurs prévoient déjà des DLC gratuits et payants à l’avenir avec au moins un environnement, donc quatre nouveaux tracés.