Diablo III est sorti deux fois. La première en 2012, la deuxième en 2014, lorsque l’extension Reaper of Souls a métamorphosé le jeu pour en faire le meilleur hack and slash des dix dernières années – avec Path of Exile, soyons honnêtes. Si, contrairement à ce qu’on pouvait imaginer, Blizzard ne s’est pas immédiatement mis à bosser sur une nouvelle extension, il n’a pas non plus laissé son bébé à l’abandon. En plus d’innombrables patchs d’équilibrage et de l’ajout régulier d’objets uniques à l’occasion des « saisons », où les joueurs sont encouragés à recréer des personnages de niveau 1, les développeurs ont créé de nouvelles zones (une île maléfique, une forêt enneigée…) peuplées de monstres inédits. Certains mécanismes ont également été modifiés. Le système de combo, par exemple, qui n’accordait jusqu’ici qu’un bonus ridicule même lorsqu’on tuait des dizaines de monstres d’affilée, octroie désormais un multiplicateur d’expérience beaucoup plus utile. L’annonce de deux zones supplémentaires pour 2017, ainsi que d’un event « hommage à Diablo 1 » composé de seize niveaux qui ne sera accessible que pour une durée limitée, donne encore davantage l’impression que Blizzard apporte à son jeu un suivi inspiré de celui jusque-là réservé aux MMO. Pas si étonnant, remarquez, puisque Diablo III est après tout un MMO instancié dont les parties se déroulent sur les serveurs de Blizzard. Toujours est-il que, sans abonnement ni microtransactions depuis la fermeture de l’hôtel des ventes, le suivi gratuit et exemplaire apporté par Blizzard semblait bien généreux. Cela risque de changer puisqu’un nouveau personnage, le nécromancien, sera mis en vente l’année prochaine pour un prix non déterminé. De petits packs de contenus à la place des grosses et belles extensions auxquelles Blizzard nous avait habitués ? Ce serait un sacré changement. En attendant, Diablo III continue de se bonifier mois après mois. Autant en profiter.