Gronaz, ce n'était pas son vrai nom. En réalité, il s'appelait… Je ne sais plus trop, un truc du genre Zuvgloruluk le destructeur. Mais moi je l'appelais Gronaz. Gronaz la flippette, pour être précis, puisqu'il avait une trouille insondable du feu et des caragors. Cette sous-fiente située au plus bas de l'échelle dans l'armée de Sauron, je l'ai placée sous mon contrôle grâce au pouvoir de l'anneau. Et je m'étais fixé comme mission de lui faire gravir les échelons jusqu'au sommet de la hiérarchie. Sans relâche, je l'ai assisté dans ses duels pour défaire ses supérieurs, protégé des manigances orchestrées par des subordonnés trop ambitieux. Gronaz était mon poulain, ma chose, mon jouet et si cet objectif très personnel de conquête du pouvoir par procuration n'était absolument pas indispensable pour finir le jeu, il n'en constitue pas moins le meilleur moment que m'a offert La Terre du Milieu : L'Ombre du Mordor, sorti en 2014.