Streets of Rogue, par exemple, est un beat-them-all-jeu-d'aventure-rogue-like-GTA-jeu-de-rôle. Durant un bref et amusant didacticiel, le joueur est recruté par un groupe de résistants bien décidés à renverser le maire tyrannique d'une mégalopole cradingue. Puis, au fil de niveaux générés aléatoirement (c'est un rogue-like), le joueur va devoir tabasser des gens en cliquant comme un fou (c'est un beat-them-all), récupérer des objets et accomplir des missions (c'est un jeu d'aventure) pour gagner des niveaux d'expérience (c'est un jeu de rôle) dans une ville où il est libre de commettre tout un tas de délits (c'est un GTA-like), le tout dans des décors 8-bit et au son d'une bande originale bourrée de références (c'est un jeu indé). Ainsi décrit, Street of Rogue semble partir dans plus de directions qu'un bipolaire hyperactif qui aurait laissé tomber sa plaquette d'amphétamines dans son Red Bull. De quoi être inquiet car, comme disait mon grand-père cuniculophile, « qui court plusieurs lièvres à la fois, mal étreint ». Et pourtant...