Qui n'a jamais rêvé de faire partie d'un tribunal révolutionnaire ? Euh, je sais pas... moi par exemple. Déjà que je suis incapable de choisir entre crème brûlée et tarte aux fraises au restau, alors décider si quelqu'un doit vivre ou mourir, pfoulala… Mais bon, si c'est votre truc, vous serez heureux d'apprendre l'existence de We. the Revolution (le point est important, nous expliquent les développeurs, il signifie la séparation entre le peuple et la révolution). Dans ce jeu au style visuel marquant, sorte de Papers, Please du XVIIIe siècle, le joueur incarne un juge parisien peu de temps après la Révolution française. Pour faire triompher la vérité ou la justice (qui ne coïncide pas toujours, surtout dans ce genre de périodes) dans les affaires qui lui sont soumises, le joueur doit analyser des dépositions, dont certains termes apparaissent en rouge. Ce sont des « sujets », qu'il peut relier les uns aux autres. S'il existe bien un lien entre les deux qu'il a choisis, le jeu lui offre en retour une nouvelle question à poser à l'accusé. Il convient cependant de faire attention : l'ordre dans lequel poser les questions est très important, puisque la réponse du suspect peut être influencée par ce qui a déjà été dit. Au fil de l'interrogatoire, le jury s'oriente vers la guillotine ou l'acquittement avec, entre les deux, une possible peine de prison. Il ne décide rien (le juge-joueur est souverain), mais son avis doit tout de même être pris en compte : trop de décisions contraires à la volonté du peuple peut finir par coûter cher. Chaque jugement rendu a un effet sur chacune des trois factions : le peuple, les révolutionnaires et les aristocrates. S'en mettre une à dos peut nous envoyer à notre tour sur l'échafaud, façon Robespierre. Et comme des événements aléatoires remettent en permanence en cause l'équilibre des forces, votre tête ne tiendra qu'à un fil.