La première chose qui vient à l'esprit en voyant Lonely Mountains : Downhill, c'est que c'est joli, cette 3D isométrique, ce décor avec peu de polygones (mais des polygones sélectionnés à la main par un maître artisan) et ces couleurs discrètes. Et la première chose qui passe par la tête après avoir pris la manette et lancé son fier vététiste dans la descente compliquée d'une montagne, c'est généralement une branche d'arbre. Car dans Lonely Mountains, la chute ou le crash ne sont jamais loin. On vit toujours sur le fil, à un ou deux coups de pédale du drame. Mais c'est ça qui est bon : on accélère, on prend les virages en dérapant (avec un bruitage parfait, et une roue arrière qui chasse légèrement, laissant toujours un léger doute sur la réelle puissance contrôlant le cycliste : le joueur ou l'inertie ?), on saute dans le vide en se rattrapant tout juste de l'autre côté, on prend des raccourcis pour descendre plus vite (chaque niveau a un tracé précis mais de nombreuses routes possibles), toujours plus vite, et alors que l'arrivée est en vue, on se mange un caillou et on termine son vol plané dans un arbre, un lac ou un glacier. Lonely Mountains : Downhill est le premier titre sur lequel j'ai posé mes mains à cette Gamescom, et quelques dizaines de jeux plus tard, l'un de ceux auxquels j'ai le plus envie de rejouer, pour réussir la descente parfaite.