Alors, Assassin's Creed Origins est-il si différent des précédents ? Peut-on vraiment tout escalader ? Les combats sont-ils devenus plus difficiles ? Eh bien, comme dirait mon tonton Fernand (de Fécamp), ni oui ni non. Une fois la nouvelle répartition des touches sur la manette assimilée, ACO ressemble tout de même pas mal à ses prédécesseurs. On suit des marqueurs de mission, on assassine des méchants qui font partie d'une société secrète, on combat des gardes dont je préfère, dans ma grande mansuétude, croire qu'ils sont joyeusement ivres plutôt qu'idiots, on escalade toutes les surfaces (sauf quand finalement le jeu ne préfère pas, par exemple au cours d'une séquence précise)... Bref, c'est pareil mais c'est surtout en Égypte, et c'est là toute la différence. Oui, on fait la même chose, mais on le fait au soleil, les pieds dans le sable, entouré de palmiers. On tue des crocodiles, on se balade en barque au milieu des roseaux. On siffle son cheval (qui, bien dressé, accourt) et on cataclope dans les dunes. On reçoit des missions de Cléopâtre elle-même (dont la cote de popularité frise le zéro), à travers des décors somptueux, et on erre entre des statues gigantesques et majestueuses dans des temples dédiés à des divinités aujourd'hui oubliées.