J’ai rapidement déchanté. Je voulais de la simplicité, du rouge qui mange les enfants et du Texan bodybuildé qui fait exploser le Kremlin au ralenti. Et voilà que je me retrouve à la tête de la Cabale, une organisation internationale secrète regroupant des anciens du KGB, de la CIA ou des RG, réunis pour contrer les manigances d’un autre cartel secret et pas moins cosmopolite, qui cherche à liguer les nations les unes contre les autres. Dans quel but ? Mystère. Peut-être pour provoquer le grand spectacle son et lumière thermonucléaire de la Troisième Guerre mondiale et tromper son ennui, allez savoir. Toujours est-il que tous mes repères sont chamboulés. Suis-je à la tête des gentils ? Et si oui, pourquoi choisir ce nom ambivalent de Cabale ? Pourquoi l’élimination de civils innocents semble si peu problématique ? Autant de questions qui trouveront leur réponse (ou pas) quand on jouera à la version finale. Pour le moment, on a seulement effleuré la surface de Phantom Doctrine.