Après Dusk, qui s'inspirait ouvertement de Quake et de Blood, voici Apocryph, membre de l'école Heretic-Hexen. Dès la scène d'ouverture, Apocryph envoie des coups de coude appuyés, du genre à vous réaligner les côtes, au jeu de Raven Software : cathédrale gothique dont l'entrée est gardée par une lourde porte battante, ennemis qu'on défonce à coups de gants ferrés, tout y est. La ressemblance avec Heretic et consorts ne s'arrête pas là : la première arme à longue portée est un bâton magique qui fait office de fusil à pompe, l'arrivée d'un groupe d'ennemis est souvent accompagnée de riffs de guitare électrique tout pourris et... hein ? Ah oui, en effet, ça c'est nouveau. Contrairement à Heretic et Hexen, qui faisaient dans la dark fantasy colorée, Apocryph nous immerge dans les viscères et le mauvais goût. Les ennemis volent en lambeaux, tout est sombre, plein de crânes et de magie noire. Cerise sur le gâteau macabre, la tronche du protagoniste (prêtre déchu d'une religion qui vouait un culte à la mort, excusez du peu), perpétuellement affichée en bas de l'écran, dont le look donne l'impression qu'il peut à tout moment sortir une guitare et nous interpréter son dernier morceau de doom metal.