J'ai vécu comme une ombre pendant 27 ans. Jusqu'à la semaine dernière, où j'ai découvert Trailmakers. Trailmakers, c'est un rêve de gosse réalisé. Assembler des moteurs, des roues, des suspensions et des réacteurs comme autant de briques Lego jusqu'à obtenir un véhicule plus ou moins capable de se mouvoir, grimper dans le cockpit, appuyer sur l'accélérateur et s'écraser cent mètres plus bas au pied d'un canyon, bien rigoler, recommencer. Le moins qu'on puisse dire, c'est que Trailmakers n'est pas punitif. Bien au contraire, il encourage le joueur à essayer les bricolages les plus fous et tant pis si cela doit finir dans une grosse explosion. D'ailleurs, dès le début de l'aventure, un énorme panneau annonce la couleur : « Si ce n'est pas cassé, c'est que vous ne conduisiez pas assez vite ». Débute ensuite l'exploration d'une planète vierge (où sont pourtant déjà installés par endroits des tronçons de route, voilà un mystère qui plaira à Izual, lui qui s'inquiète déjà de trouver des torches allumées dans les donjons abandonnés), vaste monde ouvert où l'on trouvera de nombreux checkpoints et pièces supplémentaires pour son véhicule.