Et pourtant, et pourtant... Ces personnages tout plats, ces décors stylisés, ce monde étrange, cette perspective que j'ose qualifier d'isométrique (Izual, qui devient violent dès qu'on utilise le terme de façon abusive, n'est pas à la rédaction aujourd'hui), tout cela sent quand même fort le Don't Starve. « Bien sûr, les gens veulent comparer les deux jeux, explique Tancred Dyke-Wells, cofondateur et artiste principal de Solar Sail. Mais Don't Starve est un jeu statique, un jeu de construction de base. Smoke and Sacrifice, au contraire, encourage Sachi à se déplacer, à explorer le monde. » Sachi, c'est l'héroïne du jeu qui, au début de l'aventure, vient de donner naissance à son premier enfant, ce qui serait une bonne nouvelle si elle ne vivait pas dans un village entouré de glace et assiégé par des créatures gigantesques. Seul salut des habitants : l'arbre métallique au centre de la bourgade, dont la lumière repousse le froid et les monstres. À en croire les prêtres du village, il cessera de briller s'ils ne lui sacrifient pas régulièrement un premier-né. On a connu politique nataliste plus efficace. Bref, vous vous en doutez, c'est le fils de Sachi qui va servir d'offrande à l'arbre. Pendant sept ans, la mère éplorée va porter le deuil, jusqu'à ce qu'elle découvre, par le plus grand des hasards, que l'autel métallique où a été déposé son fils ne l'a pas désintégré mais téléporté dans l'Underworld, un monde souterrain et enfumé. Voilà, maintenant que vous savez pourquoi Smoke and Sacrifice s'appelle comme ça, on va pouvoir rentrer dans les détails.