Dans les années 1980, une secte de babacools partouzards venue d'Inde rachète un ranch au fin fond de l'Oregon. Sous les ordres d'un gourou barbu et d'une jeune passionaria, ils y commencent la construction d'une ville entière pour accueillir des dizaines de milliers de fidèles. Mais les culs-terreux racistes des bourgades alentour comptent bien repousser ces intrus qui souillent leur belle Amérique chrétienne. Cela pourrait être le scénario d'une comédie hollywoodienne, mais c'est bel et bien arrivé, et le vertigineux documentaire Wild Wild Country produit par Netflix nous raconte tout par le menu. Fraude électorale, empoisonnement massif, flotte de Rolls-Royce, laboratoire secret, milice surarmée, trahison, tentative d'assassinat, broyage de castors, les six épisodes m'ont scotché au téléviseur. Comment des événements aussi délirants ont-ils pu se produire ? Et pourquoi est-ce que nous n'en entendons parler que maintenant ? Je ne sais pas trop, mais merci à tous ces illuminés de nous avoir donné l'un des meilleurs documentaires de la décennie.