Dans les locaux parisiens de Novaquark, l’ambiance est studieuse. Tout est propre, calme, sérieux. Des rangées de développeurs concentrés tapotent sur leur clavier dans un silence de cathédrale. Au mur du bureau de Jean-Christophe Baillie, le fondateur du studio, on peut voir un gigantesque tableau blanc recouvert de formules mathématiques cryptiques. On sent que ça bosse, que les neurones sont mobilisés pour ce qui est en train de devenir un marathon de développement. Car Dual Universe, dont la production a démarré en 2014, est encore loin d’être terminé. Cela n’entame en rien l’enthousiasme de son créateur, qui en parle avec des étoiles dans les yeux. On sent bien que c’est son bébé, l’œuvre de sa vie, et que tout existe déjà dans son cerveau de polytechnicien depuis des années.