Dans L’Invention de Morel (court et excellent roman d’Adolfo Bioy Casares, chaudement recommandé), un homme se retrouve sur une île paumée. Bientôt il tombe sur un groupe de petits bourgeois en goguette (dont une femme, Faustine, dont il tombe éperdument amoureux) qui l’ignorent. Les vacanciers, curieusement, ont exactement les mêmes occupations chaque semaine, et le naufragé commence à se demander ce qu’il se passe sur cette île mystérieuse. L’invention de Morel ou la Machine à images est une (petite) exposition organisée à la Maison de l’Amérique latine, avec des œuvres inspirées plus ou moins directement par le roman. Photos, films, hologrammes, installations interactives (un peu gadget), dessins... On y trouve un peu de tout, même les très intéressants documents de travail de l’adaptation du livre en bande dessinée. Mais on aurait pu, aussi, imaginer y voir des jeux comme Tacoma ou Dear Esther, tant on retrouve l’influence de L’Invention de Morel dans les walking simulators et autres jeux qui reposent sur la narration environnementale.