Il y a autant de Quantum Break que de Jurassic Park dans le nouveau jeu de Remedy. Celle-là, vous ne vous y attendiez pas, hein ! N’empêche : si son esthétique glaciale et ses combats télékinétiques rappellent furieusement le dernier titre du studio finlandais, Control évoque, jusque dans son nom, la tendance toute humaine à vouloir maîtriser des forces qui nous dépassent. Jesse Faden travaille justement pour le Bureau fédéral de contrôle, une agence fantôme dont le but est d’étudier tout un tas de phénomènes pas bien nets. Mais un beau matin, en arrivant au boulot avec les croissants, elle se rend compte qu’une de ces forces a pris les commandes et contraint les employés à faire des choses étranges, comme regarder fixement le frigo ou lui balancer du plomb à la figure. Devenue directrice par la force des choses, la voilà chargée de remettre de l’ordre à l’aide de ses nouvelles capacités surnaturelles, tandis que la baraque se rebiffe et se transforme peu à peu en labyrinthe cauchemardesque. Ce dernier point est capital, puisqu’il permet à Remedy de s’essayer à une aventure moins linéaire que ne l’étaient Quantum Break ou Alan Wake. D’après ses créateurs, Control devrait encourager l’exploration et laisser au joueur le choix de sa progression et de son implication vis-à-vis de ce petit bac à sable mindfucké et regorgeant de secrets. De nombreux détails restent flous et les combats manquent encore de punch, mais l’ensemble dégage un parfum à la fois dérangeant et séduisant.