Vous voyez la scène à la fin d’Indiana Jones et la dernière croisade, quand Donavan choisit le mauvais Graal et vieillit à vitesse accélérée jusqu’à n’être plus qu’un tas d’os tout secs ? Eh bien, c’est ce que j’ai ressenti devant Just Cause 4, qui m’a convaincu que si l’E3 et les jeux qu’on y montre ne changent pas beaucoup, les journalistes, eux, vieillissent. Oublié mon émerveillement devant les premiers Just Cause (« ha ha, on peut monter sur le toit d’un avion en vol pour tirer, c’est génial ! »), ne restait plus que l’impression de voir, une fois de plus, la même chose que d’habitude, et les défauts récurrents de la série : absence de mode multijoueur officiel, satanée impression de mollesse dans les gunfights... Heureusement, si tirer sur des humains ne semble pas plus enthousiasmant qu’auparavant, l’environnement se laissera détruire avec davantage de panache. Le nouveau moteur graphique, Apex, sait afficher une foule de particules et de détails, comme de la végétation, à des distances importantes. Les développeurs d’Avalanche en ont bien sûr profité, et les quatre biomes que comptera Solis (alpin, désertique, plaines et forêt tropicale), la nation fictive où se déroulera le jeu, seront déchirés par des catastrophes climatiques, tempêtes de sable, tornades et compagnie, qui pourront arracher les ponts et les forêts. Et Rico, notre héros, dans tout ça ? Oh, vous le connaissez, il fera du parachute et de la wingsuit au milieu des vents de force 12. Lui, au moins, n’a pas changé.