Sous le coup d’une interdiction de poser le pied par terre, et donc condamné à l’usage de deux béquilles pour le moindre pas, je me vois interdit de scooter, évidemment, mais aussi incapable de prendre le métro. Depuis un mois, je suis condamné au taxi parisien. Le taxi parisien, c’est un moyen de transport aussi onéreux qu’étonnant, qui arrive avec 7 euros au compteur et vous réserve plus de surprises que la boîte de chocolats de Forrest Gump : un coup vous glissez dans une Lexus soyeuse hermétique à tous bruits extérieurs, l’autre vous rebondissez dans une sorte de van à six places étouffant dont les fenêtres ne s’ouvrent pas ; un matin vous ingurgitez de force RTL et ses gueulards professionnels (chauffeur compris), tandis que le soir, FIP complète agréablement votre conversation avec une conductrice amoureuse de Paris. Mais globalement, le service est quand même beaucoup plus agréable qu’avant : sur une vingtaine de courses en journée, je n’ai eu que deux refus de carte bleue, un seul poujado-beauf et une seule voiture puant la clope. Merci Uber et les VTC.