Automne 1998. Depuis un an, les rôlistes s’émerveillent de la liberté de choix sans précédent de Fallout, de ses décors somptueux, de la réactivité de son monde et de son scénario tout en nuances. Une année entière avec des étoiles dans les yeux et des dialogues savoureux dans la tête. Et voilà que Fallout 2 débarque, prêt à chambouler à nouveau les joueurs avec un terrain de jeu deux fois plus grand. Le miracle de Noël, quoi. Les fans s’empressent de l’acheter, de le lancer et de créer un personnage, afin de commencer l’aventure au plus vite. Leur premier contact avec Fallout 2 sera un niveau pensé comme un didacticiel, une introduction où le héros, l’Être élu, traverse une ruine semée d’embûches afin de prouver sa valeur à Arroyo, son village. C’est le temple des Épreuves, un dédale absurde autant qu’inattendu, une suite incongrue de couloirs bourrés de pièges, de fourmis géantes et de combats impossibles à esquiver. Les fans de Fallout tombent de haut. De très, très haut.