Le monde avait-il besoin d’un deuxième The Division ? J’aurais tendance à dire que non, mais je suis partial : le gameplay coopératif et la direction artistique fadasse du premier m’étaient passés au-dessus. Malheureusement pour moi, et heureusement pour les inconditionnels du premier épisode, Ubi semble avoir retrouvé les clés de sa machine à cloner. Cette suite se déroule sept mois après les événements du premier opus, et troque le rude hiver de Manhattan pour l’été moite de Washington DC. Gardez à l’esprit cette différence de contexte et d’ambiance, c’est à peu près la seule. Ce changement d’environnement se traduit à l’écran par des niveaux plus ouverts, où les abris se font plus rares et où les contournements deviennent la clé des combats. Notre mission consistait ainsi à arracher le site du crash d’Air Force One aux griffes d’une bande de vilains. On nous promet des raids à huit joueurs pour alimenter l’end game, du contenu gratuit et régulier après la sortie, six zones de jeu au lieu de deux. Espérons, parce qu’en attendant que ces belles promesses se réalisent, il a fallu se frapper des gunfights strictement identiques à ceux du premier volet, avec les mêmes qualités – une prise en main efficace – et les mêmes défauts – des ennemis plus résistants que Michel Drucker. Et pour dissiper cet arrière-goût de déjà-joué, Ubi n’a rien trouvé de mieux que de proposer une arme supplémentaire par classe, un bousin spécial qu’on débloque au niveau 30. Le genre de truc, sans doute, qui remplit le carnet de précommandes.