« Godlings, c’est un action-RPG rogue-like en solo dans un donjon généré procéduralement », m’a d’emblée annoncé l’un de ses développeurs. Puisque tout était dit, j’ai ensuite pu regarder la démo du jeu dans un silence de cathédrale. Et en effet, ce fatras d’étiquettes résume bien Godlings, dans lequel on contrôle un perso qui s’enfonce de plus en plus dans un donjon tout en tatanant des monstres en temps réel. Les combats sont exigeants sans présenter de prise de tête monumentale, puisqu’une roulade assez permissive permet de se tirer de bien des mauvais pas. Jusque-là, on se trouve en terrain connu. Mais demandez un peu aux développeurs pourquoi aucune carte du donjon n’est présente à l’écran : ils vous répondront en rigolant qu’il n’y en a pas besoin puisqu’on peut suivre le personnage à la trace. FuseBox bosse en effet sur un système d’interactions avec l’environnement assez poussé (et absent de la démo Gamescom), où en se bagarrant vous fracasserez les tables et éclaterez les étagères sans le faire exprès, quand vous ne renverserez pas des bougies qui provoqueront un incendie dévastateur. Parce que vider un donjon de ses occupants à grands coups de hache, c’est bien, mais cramer tous ses murs porteurs petit à petit, c’est mieux.