Nous sommes en 2018 et les rogue-like médiévaux avec combats en temps réel, ne devraient plus nous taper dans l’œil. OK, mais qu’est-ce que vous voulez... Alors on est censés voir des captures d’écran de Children of Morta et dire « fontaine, je ne boirai pas de ton pixel art sublime » ? C’est ça que vous voulez ? Eh bien désolé, mais je n’ai pas assez de volonté. Pas seulement parce que les décors de Children of Morta fourmillent de détails, mais aussi grâce à l’ambiance du jeu, dans lequel on incarne les membres d’une grande famille vivant au-dessus d’un donjon. L'atmosphère entre les parties est très détendue. On peut taper la discut’ avec mémé qui tricote au coin du feu, améliorer le jardin pour en faire un terrain d’entraînement, observer le fils cadet qui fait mumuse avec son pouvoir d’invisibilité… Tout ça est très chouette. Et contraste d’autant plus avec le donjon un peu glauque et bourré ras-la-gueule de monstres qui attend le joueur sous la maison familiale. Ledit souterrain est bardé de tous les éléments indispensables à un rogue-like (il y a des compagnons à sauver, des événements aléatoires, des scènes qui déclenchent de petites cinématiques), mais on y livre des combats somme toute très banals, qui ont peiné à me convaincre. Gardons espoir : l’arrivée de la coop’ à deux joueurs gommera peut-être ce vilain défaut.