« Vous connaissez Inside ? » C’était la première fois du salon qu’un développeur ne présentait pas son jeu en hurlant « Hello alors this is a Metroidvania inspiré by Dark Souls do you connaissez Dark Souls ? Nous on love Dark Souls. » Forcément, j’étais sous le charme. Pourtant, Unto the End ne payait pas de mine : un pauv’ Viking à ramener chez lui en lui faisant traverser à pied des paysages islandais, le tout en vue de côté et avec des combats en temps réel, tout ça sentait le vu et revu à plein nez. Mais voilà, le couple de Canadiens à qui l'on doit Unto the End a promis un jeu qui communiquerait par de subtils indices. Un jeu qui raconterait, sans mots, une histoire ambiguë et difficile à saisir ; celle des terres hostiles traversées par le héros et des créatures qu’il y rencontre. Et qu’il y terrasse avec bonheur. Les combattants enchaînent feintes et parades dans une danse mortelle dont la précision m’a furieusement rappelé Nidhogg. Toujours inspirés par Inside, les développeurs préfèrent eux parler de puzzle : quand deux monstres tendent une embuscade au héros, le joueur surpris se fait déchiqueter. Ce n’est qu’après avoir étudié la situation et tenté quelques manœuvres qu’il esquive la lance du premier monstre, lance qui finit sa course dans le poitrail du second, juste à temps pour que le héros la ramasse et empale le premier. Oui, oui, je connais Inside. Mais maintenant, j’attends Unto the End.