Dans Aeon's End, les joueurs incarnent des magiciens qui assurent la protection de Gravehold, ultime bastion d'une humanité réfugiée sous terre qui, à l'image d'un célèbre village gaulois, résiste encore et toujours à l'envahisseur. Mais ici, pas d'armée romaine à l'horizon, puisque l'ennemi prend la forme d'une gigantesque némésis, entité maléfique accompagnée de ses sbires. Un ennemi qu'il faudra tuer, comme toujours, en réduisant ses points de vie à zéro, ou mettre en déroute en épuisant la pile de cartes qu'il utilise pour invoquer des créatures, lancer des sorts ou taper directement sur les joueurs. La némésis pourra quant à elle remporter la partie, en réduisant les points de vie de la ville ou de tous les joueurs à zéro. Oui, joueurs au pluriel, car Aeon's End est un jeu coopératif, dans lequel tout le monde joue ensemble. Une bonne excuse pour recoller les morceaux avec vos amis, après leur avoir brillamment montré comment jouer un traître dans Dead of Winter. Avant même de commencer la partie, on est surpris par la limpidité des règles. Très claires, celles-ci s'avèrent surtout faciles à assimiler : Aeon's End ne cherche pas à imposer des mécaniques inutilement tarabiscotées, comme certains titres qui tentent de réinventer la roue pour paraître plus originaux que le voisin. La lecture des règles se fait d'une traite, ponctuée de nombreux « ah ben oui, j'aurais fait comme ça moi aussi » qui mettent en confiance.