image
image
image
image
Genre : combinaisons éphémères
Créateurs : Mélodye Ladrat, Florian Sirieix
Illustrateur : Thomas Brotons
Éditeur : Ludonaute
Nombre de joueurs : 1 à 5
Nombre de joueurs optimal : 2 à 5
Durée : 45 minutes
Complexité : modérée avec supplément piment
Surface de jeu recommandée : table de salon
Prix : 25 €
Mais derrière la thématique nippo-mangafiée d’Arigatō (qui veut dire merci en japonais), il y a un banger mécanique. Déjà, ce multidraft, qui laisse vraiment le choix : une carte qu’on ajoute à son tableau, deux qu’on passe, deux qu’on transforme en ressources, il existe une vraie marge pour calculer la meilleure rentabilité entre ce qu’on prend et ce qu’on laisse. Bref, on bloque tout et on passe son temps à zieuter chez les autres. Et puis cette sorte de « tableau-building », où l'on essaie de construire des combinaisons et un moteur, mais éphémère car limité à quatre places. Il y a une grosse partie de simultané, donc si c’est long, c’est parce que vous réfléchissez trop. C’est cérébral, c’est profond (version un peu chic du « Wah c’est cool, mais c’est dur non ? » de tous les potes qui l’ont essayé), et ça a un petit goût de Seasons selon mes papilles. Le genre de jeu dont je suis prête à reprendre un bout après la période des tests, et croyez-moi, avec la quantité que je m’en avale, ce n’est pas peu dire. Et ça n’a rien à voir avec du poulpe au vinaigre.

L’alarme à l’œil

Mais si je verse ma larmiche, c’est surtout parce qu’en marge de la sortie d’Arigatō, on a appris la fermeture des éditions Ludonaute. Les gens responsables d’Yggdrasil et sa version Chronicles (de solides squatteurs de mon top ludique), de l’incroyable Lewis and Clark et du Petit Prince.

Des personnes qui ont connu des sorties mitigées, mais toujours en essayant quelque chose : le début des univers étendus avec Oh Captain !, des mécaniques originales comme celle de Précognition, du travail matériel sur Colt Express. Des individus avec de très belles valeurs. Que tout ça s’arrête juste après ce paroxysme que sera Limit, ça fend le cœur. Ça pose quelques questions sur l’avenir du secteur ludique, aussi. Arigatō, Ludonaute. Pour tout.