Dans The River, chaque joueur est le dirigeant d'un groupe de colons qui s'installent dans le nouveau monde. L'objectif consiste à créer une colonie plus prospère-youplaboom que celles de nos concurrents. Pour cela, chacun descend le long d'une rivière pour y installer des terrains et des bâtiments. On pourrait être tenté de remplir son plateau à toute vitesse, mais ce serait compter sans le fait qu'un de nos colons – utilisés comme autant de points d'action – sort de la réserve du joueur à chaque fois que quatre terrains sont acquis. De ce simple fait, le rush bête et méchant n'est pas une stratégie viable, puisqu'un joueur peut vite se retrouver avec une montagne de ressources et trop peu de main-d’œuvre pour tout dépenser correctement. Ressources qui, en passant, sont puisées dans des réserves communes, ce qui permet d'envisager des stratégies de fourbasse à coups de pénuries dignes des pires blocages de stations essence. Enfin, conformément aux jeux du genre, on termine sa partie en calculant le score de chaque joueur à l'aide des terrains colonisés, des bâtiments construits, des ressources non dépensées et de quelques autres broutilles, puis on se met une grande tape dans le dos en concluant le tout d'un « Superbe partie, Michel ! Au fait, je t'ai montré le cahier de comptabilité de 1724 que j'ai gagné aux enchères ? ».