Quand vous évoquez Desperados : Wanted Dead or Alive devant un trentenaire, c'est toujours la même réaction. Il va vous dire que « mais oui c'était trop bien », avant de filer sur Gog pour racheter ce jeu de 2001. Bien sûr, il ne faut pas le décourager de claquer ses cinq euros, mais signalez-lui tout de même qu'après un second Desperados très médiocre sorti en 2006, un troisième épisode va enfin sortir cet été. Et je bave sur les photos d'écran comme un vieux chien lubrique tant les souvenirs qu'elles m'évoquent sont doux. La découverte du premier Commandos en 1998 (sur un CD de démo du magazine Joystick !), l'extase esthétique des décors de Commandos 2, les dizaines d'heures passées sur Desperados à nettoyer patiemment la carte, à planifier le chemin de progression optimal en mâchonnant le bout d'un stylo : « Alors, si j'égorge ce mec en passant par l'église, puis que mon sniper traverse la rue pour buter le type sur le toit, je peux infiltrer mon spécialiste de la dynamite dans l'étable et faire sauter le saloon… » C'était tellement bon.