Pour vous faire une idée de l'ambiance qui règne dans Black Future '88, imaginez un jeu qui aurait été développé par quelqu'un qui écoute en permanence des trucs comme « Best of Aggressive Dark Synth : December 2018 » sur YouTube. C'est bon ? Vous l'avez ? Maintenant, imaginez en plus un pitch « tellement années '80 » dans lequel une bande de héros tente d'atteindre le sommet d'une tour, afin de zigouiller le grand méchant qui vient de provoquer une apocalypse nucléaire. Plus facile à dire qu'à faire : lors d'un run, le joueur n'a en effet que dix-huit minutes pour rejoindre celui qui se fait appeler « l'architecte ». Passé ce délai, le cœur de notre avatar explose et il faut tout recommencer. Un souci qui n'en est pas vraiment un puisqu'on meurt beaucoup dans Black Future '88, que ce soit en s'éclatant contre un piège, en tombant dans le vide ou en croisant la route de la balle qui achève de réduire nos points de vie à zéro. Et autant vous dire que ces quelques heures passées sur le titre de SUPERSCARYSNAKESNote : 1 ont fait de moi un champion d'apnée, le moindre écran se saturant rapidement de projectiles tandis que le jeu nous crache une bande-son qui tabasse sa maman comme dans un épisode de Pascal, le grand frère. Mais heureusement pour nous et notre taux d’oxygénation, le jeu nous offre petit à petit les moyens de survivre dans cet environnement ultra hostile.

Note 1 : Majuscules offertes, ça me fait plaisir.