Avant, pendant et après le big bang : pour No Man, ce n’est ni un instant, ni même un lieu, mais un terrain de jeu où se déplacer sans contrainte, depuis un cosmos primordial jusqu’à une lune stérile, de planètes en mouvement aux clubs les plus louches de New York. En noir et blanc, l’univers de Genesis Noir se déploie comme une explosion, moins contraint par ses limites physiques que par l’imagination des auteurs. Assis sur un fil au milieu du néant, au premier temps de l'univers, No Man trafique les fréquences radio pour faire naître, peu à peu, une note de basse, puis une autre, et encore une autre, jusqu’à ce que toutes les notes forment des mélodies, et que les mélodies s’assemblent en harmonies pour lui fabriquer un chemin à travers les planètes, jusqu'à la grande ville. Est-ce que les notes donnent naissance aux rues de la ville, ou est-ce l’inverse ? Une simple démonstration d’une dizaine de minutes, sans scénario, sans dialogue : pour l’instant, c’est ça, Genesis Noir, mais il y a déjà quelque chose à l’intérieur qui promet de ne ressembler à rien d’autre.