Heureusement, ce groupe est composé d'amateurs de jeux de plateau, ce qui m'incite à persévérer.
« Bon, on joue des mages qui se tirent la bourre pour savoir qui est le meilleur alchimiste. Vous me suivez ?
La table lâche un « oui » tonitruant, même si quelqu'un bougonne que les alchimistes ne sont « que des pharmaciens du Moyen Âge qui ont raté leurs études de magie ». Je reprends mon discours.
Pour ça, on va donc tous piocher huit cartes qui vont représenter les objets de notre atelier et qui serviront surtout à générer des ressources. Ressources qui, bien sûr, serviront à poser des artefacts de plus en plus puissants mais aussi à s'approprier des lieux de puissance au centre de la table.
Un nouveau silence s'installe, puis un joueur me regarde d'un air paniqué.
Kahn, y a des rébus sur mes cartes.
Heureusement, ce joueur a rapidement compris que les textes ont été remplacés par des symboles, certes confus lorsqu'on découvre le jeu, mais tellement utiles pour gagner en fluidité lorsque les convives sont rodés.