Jeu: Res Arcana
Genre: cartes, gestion de ressources
Createurs: Thomas Lehmann
Editeur: Sand Castle Games
Nb joueurs: deux à quatre
Duree: quarante-cinq minutes
Difficulte: moyen
Prix: 30 €
Sortie prevue: déjà disponible
Genre: cartes, gestion de ressources
Createurs: Thomas Lehmann
Editeur: Sand Castle Games
Nb joueurs: deux à quatre
Duree: quarante-cinq minutes
Difficulte: moyen
Prix: 30 €
Sortie prevue: déjà disponible
Kahn Lusth
le 4 mai 2019
| Modifié le le 25 mai 2021
Un samedi soir, tard dans la nuit.
Après cinq minutes d'explications alambiquées et de « non mais c'est facile, en vrai », me voici face à un auditoire dont le silence laisse entendre qu'on va remballer vite fait Res Arcana. L'une des joueuses, consciente du malaise qui s'installe, rompt le silence.
« Nan mais le champagne me tape la tête aussi. »
Faut vraiment que j'arrête de jouer avec des gens bourrés.
Heureusement, ce groupe est composé d'amateurs de jeux de plateau, ce qui m'incite à persévérer.
« Bon, on joue des mages qui se tirent la bourre pour savoir qui est le meilleur alchimiste. Vous me suivez ?
La table lâche un « oui » tonitruant, même si quelqu'un bougonne que les alchimistes ne sont « que des pharmaciens du Moyen Âge qui ont raté leurs études de magie ». Je reprends mon discours.
Pour ça, on va donc tous piocher huit cartes qui vont représenter les objets de notre atelier et qui serviront surtout à générer des ressources. Ressources qui, bien sûr, serviront à poser des artefacts de plus en plus puissants mais aussi à s'approprier des lieux de puissance au centre de la table.
Un nouveau silence s'installe, puis un joueur me regarde d'un air paniqué.
– Kahn, y a des rébus sur mes cartes.
Heureusement, ce joueur a rapidement compris que les textes ont été remplacés par des symboles, certes confus lorsqu'on découvre le jeu, mais tellement utiles pour gagner en fluidité lorsque les convives sont rodés.
« Bon, on joue des mages qui se tirent la bourre pour savoir qui est le meilleur alchimiste. Vous me suivez ?
La table lâche un « oui » tonitruant, même si quelqu'un bougonne que les alchimistes ne sont « que des pharmaciens du Moyen Âge qui ont raté leurs études de magie ». Je reprends mon discours.
Pour ça, on va donc tous piocher huit cartes qui vont représenter les objets de notre atelier et qui serviront surtout à générer des ressources. Ressources qui, bien sûr, serviront à poser des artefacts de plus en plus puissants mais aussi à s'approprier des lieux de puissance au centre de la table.
Un nouveau silence s'installe, puis un joueur me regarde d'un air paniqué.
– Kahn, y a des rébus sur mes cartes.
Heureusement, ce joueur a rapidement compris que les textes ont été remplacés par des symboles, certes confus lorsqu'on découvre le jeu, mais tellement utiles pour gagner en fluidité lorsque les convives sont rodés.
Kit du petit alchimiste.
– Il y a d'abord une phase de collecte, repris-je sans me laisser abattre par cet ignorant, durant laquelle vous appliquez tous les effets des cartes que vous avez mises en jeu. Vous savez, celles qui sont dotées du symbole avec une main.Tandis que tout le monde pioche consciencieusement ses ressources, je me hasarde à expliquer la suite
Maintenant, on est en phase d'action. Chacun va donc effectuer une action et on va tourner jusqu'à ce que tout le monde ait passé son tour. On est dans le vif du sujet puisqu'on va dépenser nos ressources pour déployer des artefacts, acquérir des lieux de puissance ou des monuments et utiliser leurs pouvoirs.
Nous jouons dans un silence étonnant, non pas signe d'ennui mais plutôt d'une table qui se prend au jeu. Puis quelqu'un brise le silence en me demandant : « Comment qu'on gagne ? »
– Simplissime, lui répondis-je, puisque l'objectif consiste à acquérir des lieux de puissance, qui vont générer des ressources qu'on pourra laisser sur place pour gagner des points de victoire, ou déplacer dans notre réserve pour augmenter notre marge de manœuvre. Puis à la fin de chaque tour, on compte nos points de victoire et le premier qui en a au moins dix remporte la partie.
– Ah ouais, faut bien calculer en fait, dit une joueuse en perdition avec son usine d'or qui refuse de démarrer à cause d'une mauvaise pioche d'artefacts. »
Oui ma chère, il faut bien calculer pour s'assurer un approvisionnement en ressources plus important que celui de son voisin.
Vu les réactions enjouées de l'assemblée en fin de partie, il semblerait que j'aie bien fait d'insister.