« Carrion est un jeu d'horreur inversé. » Rien que ça, déjà, c'est original. Et comme la plupart des trucs un peu originaux (par exemple la plaquette de chocolat bio posée sur mon bureau dont l'emballage m'explique « ce que ce chocolat défend »), ça ne veut pas dire grand-chose. Dans Carrion, on incarne un blob dégueu, gigantesque, plein de pseudopodes pâteux mais très bien animés, parti dévorer de petits soldats qui n'avaient rien demandé. Bref, pour une fois, on incarne la Chose et pas les pauvres hères qu'elle tente de déchiqueter. Développé par les créateurs de Butcher, dont on reconnaît le goût pour la violence, les gros pixels et les titres crados (« carrion » signifie « charogne »), et bien sûr édité par Devolver, Carrion a attiré l'attention des amateurs de bourrinage en 2D. En attendant d'en savoir davantage, et que quelqu'un vienne nous expliquer la différence entre un jeu d'horreur inversé et un simple platformer dans lequel on bute des types à la chaîne, on le note en bonne place sur la longue liste des curiosités à suivre.