Tous mes collègues vous le diront : en société, il vaut mieux éviter de révéler que l'on bosse dans la presse de jeux vidéo. Déroger à ces règles, c'est s'exposer à de lourdes conséquences, comme le rejet par les humains normaux ou le rapprochement avec un « petit cousin de 11 ans qui lui aussi joue aux jeux vidéo, d'ailleurs tu connais Fortnite ? » L'univers de Vampire The Masquerade : Bloodlines 2, inspiré pour moitié du jeu de rôle papier Vampire : la Mascarade et pour l'autre de la vie de l'entreprise Canard PC, suit ces mêmes règles. Dans ce monde noyauté par les vampires, les loups-garous et les démons, les humains ne doivent pas prendre conscience de l'existence de ces êtres surnaturels – ceux-ci doivent donc respecter la Mascarade, c'est-à-dire ne pas montrer leurs pouvoirs en public. Dans ce contexte, on aurait pu rêver plus paisible que d'incarner un suceur de sang novice, arraché à son statut d'humain lors d'une cérémonie illégale à Seattle. Par bonheur, notre héros ne se fera pas atomiser tout de suite par la maréchaussée des immortels : tels les rédacteurs et les maquettistes de Canard PC, les différentes factions de vampires sont très occupées à se mettre sur la gueule entre elles et c'est ce chaos ambiant qui va nous permettre de survivre. Et, comme dans les meilleurs jeux de rôle, de chercher du boulot auprès de divers clans (tous très bien différenciés, du punk vampire au Dracula-illuminati), de les courtiser, de les rejoindre et de les trahir à l'envi.