Dans GTFONote : 1, les joueurs incarnent une bande de prisonniers qui sont envoyés dans les entrailles d'un complexe militaro-industriel, afin d'en ramener des trucs et autres machins. À peine connecté sur le lobby, le jeu donne tout de suite le ton en exposant une galerie d'avatars plus toqués les uns que les autres, qui attendent le début de la partie en se tapotant la tête ou en se disputant violemment avec un interlocuteur imaginaire. Une atmosphère malsaine qui va d'ailleurs gagner en intensité, lorsque nos quatre taulards se retrouvent enfin dans un souterrain obscur, tout juste éclairé de quelques lumières dont les teintes oscillent du rouge menaçant au blanc blafard, en passant par un bleu cadavérique. Car dans GTFO, tout est fait pour limiter la distance de vue, si bien qu'un léger brouillard et un grain d'image particulièrement dense viennent compléter le tableau. Bien sûr, nous avons rigolé en découvrant ce spectacle, au point d'aborder le jeu comme un vulgaire Left 4 Dead et de découvrir sur le tas que le titre de 10 Chambers est piquant. Très piquant.

Note 1 : Le sigle de « get the fuck out », ou « foutez le camp ».