Alors le patron, tapotant du doigt sur son bureau en palladium massif, réfléchit quelques minutes. « OK, j'ai une idée. Prends le fenwick, amène-moi douze palettes de billets de banque. On va produire un nouveau jeu multi pour faire chier la concurrence, ça nous occupera ». Ainsi est né Valorant, anciennement connu sous le nom mystérieux de Project A. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on voit tout de suite où les développeurs de Riot Games sont allés chercher leur inspiration. La direction artistique ? Du cartoon à la Team Fortress 2 sur un thème japonisant. Les armes, la topologie des cartes ? Un furieux rappel à Counter-Strike. Le gameplay ? Là encore, du Counter-Strike avec une surcouche de pouvoirs et capacités spéciales à la Overwatch. En gros, Riot Games l'a joué prudent et, d'une certaine manière, intelligent. Tel le Blizzard des années 2000, ils ont analysé ce qui marchait le mieux sur un secteur – ici, le FPS multi compétitif – et découpé les bons morceaux pour se faire une recette maison. Nappez le tout d'un budget confortable, de l'expérience du développeur en matière de jeu en réseau, des données qu'il a récoltées sur le comportement des accros à LoL, et vous pouvez être sûr que nous aurons un produit calibré comme un pamplemousse de supermarché.