Qu'elle est belle, la campagne ukrainienne. Ses plaines fertiles, ses petites rivières qui serpentent gaiement entre forêts et vallons. Dans un tel environnement, on se dit qu'on n'a pas envie de construire des buildings high-tech ou des avenues bitumées à angle droit. Justement, Ostriv est un city-builder merveilleusement rural, une ode à ces temps anciens où la vie était plus simple, plus saine, où les gens, il faut bien le dire, avaient beaucoup de mérite à survivre sans connexion internet ni tout-à-l'égout. Nous sommes plus exactement au début du XVIIe siècle, à la tête d'un petit groupe de gueux ukrainiens qui décident de poser leur baluchon dans ce décor vierge. Vous avez sûrement joué à Banished, alors vous connaissez la chanson : il va falloir fonder un village et bien sûr installer les sempiternelles chaînes de production de l'époque. Vas-y que je coupe du bois pour alimenter un charpentier, que je plante des champs pour récolter de la patate et du blé, que j'élève des vaches et des cochons pour leur viande, que j'alimente le tisserand en laine pour confectionner des fringues… La population croît au gré des naissances ou des migrants qui s'installent dans les chaumières neuves, et il faut garder un œil de lynx sur le niveau des ressources pour satisfaire la populace.