Jeu: Those Who Remain
Genre: aventure
Editeur: Camel 101, Wired Productions, WhisperGames
Developpeur: Camel 101 (États-Unis)
Plateforme test: PlayStation 4
Config: PC de joueur
Telechargement: 10 Go
Prix: 20 €
Drm: Steam
Plateformes dispo: PC Windows, PS4, Xbox One, Nintendo Switch
Date de sortie: 28/05/2020
Langues: voix en anglais, textes en français
Genre: aventure
Editeur: Camel 101, Wired Productions, WhisperGames
Developpeur: Camel 101 (États-Unis)
Plateforme test: PlayStation 4
Config: PC de joueur
Telechargement: 10 Go
Prix: 20 €
Drm: Steam
Plateformes dispo: PC Windows, PS4, Xbox One, Nintendo Switch
Date de sortie: 28/05/2020
Langues: voix en anglais, textes en français
Ellen Replay
le 15 juin 2020
| Modifié le le 25 mai 2021
En 1830, l’auteur britannique Edward Bulwer-Lytton écrivait ce qui est désormais considéré comme l’une des pires premières phrases de roman de l’histoire : « C’était une nuit sombre et orageuse », qui est depuis venue agrémenter les œuvres de nombreux auteurs en panne d’inspiration. Those Who Remain commence par une nuit sombre et orageuse, et ce ne serait pas si grave s’il ne comportait pas autant d’autres clichés de l’horreur psychologique.
Un homme dont on n’entrevoit que les mains, qui sirote un whisky et s’empare d’un pistolet en pensant tout haut à sa femme et sa fille. Un nom plutôt générique – Edward Turner – et un passé mystérieux. Une tentative de rupture dans un motel miteux des États-Unis. Un téléphone qui sonne et une voix d’enfant qui murmure « Reste dans la lumière ! ». Un diner désert. Des êtres aux yeux étincelants tapis dans les ténèbres, prêts à vous sauter dessus si vous vous approchez d’un peu trop près. Des coupures de journaux qui font état de disparitions mystérieuses. Une porte qui mène à une autre dimension. Un personnage qui se sent coupable, et qu’on soupçonne au fil de l’aventure d’avoir tué l’un de ses proches. Des pancartes qui indiquent « Désespoir » et « Chagrin » pour seules directions. Des citations sur les démons, l’Enfer et la condition humaine qui se glissent dans les écrans de chargement. Des blagues d’enfants qui vont trop loin. Une fille fantôme qui n’a pas encore trouvé la paix et hante ceux qui lui ont causé du tort.
On prend les mêmes et on recommence.
Des sirènes à la Silent Hill qui annoncent un danger à venir. Une bibliothèque aux rayons poussiéreux. Des toilettes tapissées de sang. Les cris d’un enfant qui pleure. Une créature qui vous poursuit dans un couloir labyrinthique aux portes fermées. Le chiffre 13. Des objets qui s’envolent mystérieusement sur votre passage. Des mains qui surgissent subitement des murs. Une église et un prêtre que la religion a rendu fou. Une moquette directement reprise de l’Overlook Hotel. Une histoire de démon et de magie noire. Un rituel qui implique de placer des bougies sur une étoile à cinq branches et de prononcer des mots incompréhensibles. Des choix moraux pseudo importants. Trois fins alternatives, dont une particulièrement affreuse pour le personnage principal.
Those Who Remain n’est pas qu’une succession de clichés éculés (après tout, certains sont presque inévitables). Il propose aussi une ambiance prenante qui rappelle les grandes heures d’Alan Wake et quelques bons éléments, comme ses murs invisibles qui prennent la forme d’ennemis tous droit sortis du Village des Damnés. Mais ses énigmes qui défient la logique, ses moments de flottement et son histoire prévisible en font malheureusement une expérience peu mémorable.
Au moins 27 clichés