Les Souls-like sont un peu les nouveaux rogue-like : les jeux qui revendiquent le titre se comptent par dizaines, mais ceux qui parviennent à vraiment reproduire ce qui fait le charme du jeu dont ils s'inspirent, et pas seulement à repiquer de façon caricaturale quelques éléments de gameplay, sont rares. Mortal Shell, aucun doute, est un vrai Souls-like. Du HUD au gameplay, avec des coups lents reposant sur la dépense de stamina, ou à l'ambiance dark fantasy que même un cataphile trouverait un peu trop sombre, le jeu entier est un hommage (qui est la forme la plus sincère de plagiat, ou un truc comme ça je ne sais plus) aux créations de FromSoftware. Réalisé par une équipe réduite de 15 vétérans de l'industrie grands amateurs de Souls, Mortal Shell promet une expérience ramassée mais intense, ce qui sonne comme une douce mélodie à mes oreilles de trentenaire écœuré des jeux de soixante heures. Mais Mortal Shell n'est pas qu'un clone sans âme. Non seulement sa DA très inspirée et pleine de perspectives impressionnantes donne envie d'aller y faire du tourisme, mais son principal mécanisme de gameplay est plutôt original. Le joueur pourra passer d'un corps à l'autre (les fameuses « shells »), chaque enveloppe disposant de ses compétences propres qui progressent à mesure que le joueur les utilise et gagne de l'expérience, l'encourageant à rester dans la même shell. Si toutefois les vies du joueur atteignent zéro, il sera expulsé de son incarnation actuelle et devra en trouver une autre, ou bien continuer à se battre avec un seul point de vie, « un défi qui plaira aux amateurs de difficulté ». Ok, aucun doute, ces types-là sont fans de Dark Souls.