Wolavache, comment cé bo. Oui, j'ai toujours tendance à perdre mes mots lorsqu'un jeu me surprend. Et sur ce point, Ghostrunner n'a vraiment pas à rougir de la concurrence, avec ses superbes jeux de lumières qui donnent vie à son univers cyberpunk cradingue, sur fond de grosse darkwave. Mais une fois passée l'époustouflationNote : 1, le titre nous donne surtout l'impression de jouer à un Mirror's Edge très énervé où les glissades, escalades et autres courses le long des murs s'enchaînent avec beaucoup de fluidité. Certes, la démo laissa aussi entrevoir une petite rigidité dans les contrôles, mais gageons que celle-ci sera gommée dans la version finale. Et non content d'incarner un cabri défoncé au crack, le joueur ou la joueuse doit surtout composer avec la véritable menace des lieux, à savoir des gardes à la Hotline Miami, capables de vous tuer d'un seul tir. On esquive alors ses premières salves, avant de découvrir un bullet-time qui se termine toujours par un bond en avant, puis un grappin qui achève de nous transformer en un petit ninja surexcité, mais qui meurt quand même souvent. Enfin, terminons cette première prise de contact avec une donnée : treize minutes. C'est le temps qu'il m'aura fallu pour venir à bout de la démo et comprendre que je veux me réinjecter du Ghostrunner dès que possible dans le bras.

Note 1 : Je crois que le jeu a vraiment mis ma maîtrise du français sur le carreau.